6 mars 2015

Entendu cette semaine: Les conservateurs enfreignent-ils leur propre loi?

Les conservateurs de Stephen Harper ont utilisé la menace terroriste à des fins partisanes

« C’est la responsabilité du premier ministre d’apaiser les craintes des Canadiens. Plutôt, Stephen Harper profite d’un climat de peur pour recueillir des fonds. C’est honteux. » [traduction libre] - Thomas Mulcair, 5 mars 2015

« Stephen Harper pratique la politique de la peur. » [traduction libre] - Ralph Nader, Défenseur des droits des consommateurs américains et ancien candidat présidentiel. PnP avec Evan Solomon, 18 février 2015

« C’est le parti de la haine. C’est le parti de la peur. C’est purement politique, voilà tout. » [traduction libre] -Mubin Shaikh, ancien agent du SCRS et de la GRC qui a prévenu le complot terroriste des « Toronto 18 ». The Tyee, 3 mars 2015

Paradoxalement, la publicité des conservateurs pourrait enfreindre leur propre projet de loi :

« Ils ont fabriqué une publicité à partager en utilisant la propagande terroriste et l’ont lancée sur Internet en espérant que ça devienne viral. Et ils ont fait ça tout en disant qu’il fallait rendre illégale la propagande terroriste! Les conservateurs nagent dans un océan de contradiction. » [traduction libre] – Edward Keenan, Toronto Star, 6 mars 2015

« Les mots que les conservateurs utilisent, selon certains spécialistes, violeraient la loi qu’ils sont en train de faire adopter. » [traduction libre] - CTV News, 5 mars 2015

Même des conservateurs s’y opposent :

« Semer la peur dans l’esprit des gens et nuire au tourisme, ce n’est pas correct et je n’endosse pas ça. » [traduction libre] – Thomas Lukaszuk, député conservateur provincial d’Edmonton-Castle Downs, Metro News, 4 mars 2015

« Exploiter la peur… je ne ferais pas ça. » [traduction libre] - Thomas Lukaszuk, 4 mars 2015

« Je n’aurais pas personnellement publié ça. » [traduction libre] - Laurie Hawn, député conservateur d’Edmonton-Centre, 4 mars 2015

Et ils n’exploitent pas la peur seulement à des fins partisanes…

Selon le gouvernement, la mesure est nécessaire « pour assurer la sécurité des familles et des collectivités canadiennes et pour les protéger contre les criminels haineux (encore ce mot : n’est-il jamais utilisé autrement que devant les mots ʺcrimesʺ et ʺcriminelsʺ ) dont les actions ne peuvent être permises dans nos rues ». Cela laisse entendre que les rues canadiennes sont menacées par une vague de récidivistes vétérans en liberté conditionnelle après 25 courtes années de prison. Ceci—est-il nécessaire de le dire?—est une absurdité. [traduction libre]– Andrew Coyne, The National Post, 4 mars 2015