14 novembre 2017

Fiasco de Phénix : le gouvernement devrait envisager un plan b

OTTAWA – Le NPD soutient l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) dans ses demandes au gouvernement libéral de chercher une solution de rechange au système de paye Phénix. Aujourd’hui, l’IPFPC a exigé des libéraux qu’ils s’affairent à trouver un plan B puisque Phénix continue de représenter un fiasco pour les employés de la fonction publique.

« Le nombre de fonctionnaires affectés par le fiasco de Phénix continue d’augmenter; c’est maintenant 265 000 d’entre eux qui ont des problèmes avec leur paye. En collaboration avec les syndicats et les employés, le gouvernement doit considérer un plan B qui exclut Phénix, a déclaré la porte-parole adjointe du NPD en matière de travail, Karine Trudel. Il est primordial que l’expertise et l’expérience des syndicats et des fonctionnaires chargés de la rémunération soient au cœur de l’élaboration de ce plan B. Le gouvernement ne peut pas se permettre de répéter l’erreur d’ignorer les avertissements des fonctionnaires et des syndicats. »

Avant le déploiement de Phénix en février 2016, le gouvernement libéral n’a pas tenu compte des appels de la part de syndicats et de fonctionnaires demandant de reporter la mise en œuvre du système de paye. Depuis, plus de la moitié des fonctionnaires ont vécu des problèmes de paye persistants. Les libéraux ont promis de corriger le fiasco de Phénix avant la fin d’octobre 2016, mais un an après cette date limite que le gouvernement s’était lui-même imposée, le problème n’est toujours pas résolu. Étant donné que le gouvernement doit encore trouver une solution, il devrait démontrer de l’ouverture à la proposition de plan B formulée par l’IPFPC.

« La ministre responsable de ce dossier n’a pas écarté la possibilité que les coûts de ce désastre dépassent le milliard de dollars, et pourtant, elle n’a établi aucune date limite pour régler cela, a ajouté le porte-parole du NPD en matière de services publics et d’approvisionnement, Erin Weir. Le système de paye Phénix était censé faire économiser 70 millions de dollars par année aux contribuables canadiens, mais il est fort probable qu’il en coûtera plus d’un milliard seulement pour le réparer. »

Pour le NPD, il est clair que le remède à Phénix ne passe pas par plus de sous-traitance. Nos fonctionnaires font partie de la solution, et le gouvernement doit travailler avec eux afin de reconstruire un système de paye fédéral administré par le secteur public.