7 décembre 2017

Le DPB signale que les libéraux ne fournissent pas les ressources adéquates pour mettre fin à la crise de l’eau potable dans les réserves

OTTAWA – Aujourd’hui, le directeur parlementaire du budget a soulevé des préoccupations majeures au sujet de l’engagement du premier ministre à mettre fin aux avis à long terme d’ébullition de l’eau dans les réserves d’ici cinq ans. Le rapport du DPB, intitulé Les besoins d’investissement de l’infrastructure d’aqueduc et d’égout des Premières Nations, révèle que dans le meilleur des cas, le gouvernement libéral devrait investir 2,35 milliards de dollars de plus pour tenir sa promesse.

« Il y a de signaux d’alarme dans ce rapport. Le premier ministre s’est engagé fermement à mettre fin aux avis à long terme d’ébullition de l’eau dans les réserves. Il est évident qu’il n’a pas consacré les fonds nécessaires pour tenir cette promesse, a déclaré le porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones (jeunesse), Charlie Angus. En particulier, le sous-financement chronique des opérations et de l’entretien causeront davantage de problèmes à long terme en ce qui concerne les installations d’aqueduc et d’égout existantes. L’accès à l’eau potable est un droit fondamental. Il est temps que le gouvernement prenne cet enjeu au sérieux. »

Le déficit total en matière d’infrastructures capitales, d’opérations et de maintenance est d’au moins 671 millions de dollars, et il pourrait s’élever à 3,5 milliards de dollars d’ici 2021, selon des estimations conservatrices. Le montant réel pourrait dépasser les 5 milliards de dollars, alors que le gouvernement s’est potentiellement engagé à défrayer seulement 50 % des coûts totaux en regard de leur objectif. Il est troublant que le rapport ait aussi souligné que près de 73 % des systèmes liés à l’eau dans les réserves sont inscrits par l’AINC comme étant à risque élevé ou moyen. Pourtant, chaque année depuis les cinq dernières années, Santé Canada a négligé de dépenser 30 % du financement attribué pour le Programme de la qualité de l’eau potable.

« La crise de l’eau insalubre met des vies en jeu chaque jour. Comment est-il possible que Santé Canada reste les bras croisés avec de l’argent qui devrait être utilisé sur le terrain pour effectuer des tests et assurer la sûreté de l’eau potable dans les réserves? a demandé le porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones, Romeo Saganash. Nos communautés ne peuvent plus attendre. Le premier ministre doit immédiatement changer le cours des choses et s’assurer que le financement est accordé pour mettre fin aux avis à long terme d’ébullition de l’eau.