12 octobre 2017

Le filtrage des demandeurs d’asile en fonction de la religion est extrêmement troublant selon le NPD

OTTAWA – Le NPD exige des réponses de la part du gouvernement libéral sur l’utilisation par la GRC d’un questionnaire, à un point de passage frontalier pour des demandeurs d’asile, ayant tous les aspects d’un test de valeurs religieuses.

« Le nombre de fois que quelqu’un prie ne devrait avoir aucune incidence sur son statut de réfugié. Cela ne reflète pas qui nous sommes, a déclaré Jenny Kwan, porte-parole du NPD en matière d’immigration et de réfugiés. Le fait que ce test semble pointer du doigt les demandeurs d’asile musulmans est profondément inquiétant, d’autant plus que ces mêmes personnes fuient les États-Unis en raison des politiques discriminatoires qui les visent. »

Le passage du chemin Roxham, au Québec, a connu une forte augmentation du nombre de demandeurs d’asile arrivant au Canada cette année, à la suite des politiques anti-immigrants aux États-Unis, parmi lesquelles se trouve l’interdiction de voyager ciblant des pays à majorité musulmane. Depuis le début de cette recrudescence, les néo-démocrates demandent au gouvernement de faire preuve de leadership en fournissant les ressources et la planification nécessaires dans les régions les plus touchées.

« Les Canadiens doivent avoir l’assurance que des mesures de sécurité sont en place, mais cela ressemble davantage à du profilage religieux, a affirmé Matthew Dubé, porte-parole du NPD en matière de sécurité publique et de protection civile. De deux choses l’une : le ministre était au courant de cette pratique et n’a rien fait, ou encore il n’a pas de contrôle sur les pratiques qui sont utilisées. »

Le NPD demande au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, d’expliquer en détail le processus d’approbation d’un questionnaire de ce genre.