2 février 2018

Le NPD demande de la transparence quant à l’ampleur du sous-financement des services de protection de l’enfance dans les communautés autochtones

OTTAWA – Après que le Tribunal canadien des droits de la personne eut émis une quatrième ordonnance de non-conformité à l’intention du gouvernement libéral, le porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones (jeunesse), Charlie Angus, a demandé à la ministre Philpott de rendre public l’écart de financement que le gouvernement libéral est tenu de corriger.

« Après deux ans, un million de dollars en frais juridiques et quatre ordonnances exécutoires, les Canadiens et les Canadiennes méritent de connaître l’ampleur du sous-financement qui accable les services d’aide à l’enfance des Premières Nations, a déclaré M. Angus. Le Tribunal a ordonné au gouvernement de hausser le financement de la protection à l’enfance pour corriger la situation inacceptable. Il lui a également ordonné de rembourser les coûts des services d’aide à l’enfance des deux dernières années. Le gouvernement doit dire la vérité au Canada et aux Premières Nations. »

Le Tribunal canadien des droits de la personne a rendu sa première décision contre le gouvernement en janvier 2016, après un combat juridique de près de dix ans l’opposant à l’Assemblée des Premières Nations, la First Nations Child and Family Caring Society et d’autres organisations. Le Tribunal a déterminé que le Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN) était discriminatoire et qu’il violait les droits des enfants des Premières Nations. Depuis, le Tribunal a régulièrement émis des ordonnances pour que le gouvernement cesse ses pratiques de financement discriminatoires.

« Le gouvernement a reçu l’ordre de mettre un terme au sous-financement en janvier 2016. Maintenant, plus de deux ans plus tard, nous ne savons toujours pas exactement dans quelle mesure les enfants des Premières Nations ont été lésés, a ajouté Charlie Angus. Si ce gouvernement est sérieux en ce qui concerne la réconciliation, il rendra cet écart public, en guise de premier pas pour mettre fin à la discrimination. »