18 août 2017

Le NPD demande des audiences sur la faillite de Sears

Ottawa – Les néo-démocrates demandent au gouvernement libéral de tenir une enquête parlementaire sur la liquidation de Sears Canada afin d’étudier quels changements à la loi pourraient prévenir le mauvais traitement des employés dans des situations similaires à l’avenir. Les audiences proposées porteraient une attention spéciale à la mise à pied des travailleurs sans indemnité de départ, aux primes accordées aux dirigeants et, plus récemment, à la démission du président, qui souhaite maintenant soumissionner dans le cadre de la liquidation.

« Il faut que nous examinions l’horrible cas de Sears Canada afin de voir comment cela a pu se produire et de nous assurer qu’aucun autre travailleur au pays ne soit traité de cette façon, a affirmé Scott Duvall, porte-parole du NPD en matière de pensions. Pourquoi de généreuses primes ont-elles été accordées alors que les travailleurs se sont fait refuser une indemnité? Comment le patron peut-il s’en tirer en bénéficiant financièrement de l’effondrement de l’entreprise? Toute cette affaire sent mauvais. »

Plus tôt cette semaine, le président exécutif de Sears Canada, Brandon Stranzl, a annoncé qu’il se retirait de ses fonctions afin d’élaborer une soumission pour acheter le détaillant insolvable. Sears Canada s’est placée sous la protection de la loi sur les faillites en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies à la fin juin.

« Nous avons trop souvent vu des affaires de ce genre, a déploré Scott Duvall. Quand une compagnie fait faillite, les dirigeants s’en sortent comme des bandits tandis que les travailleurs perdent tout. Il est temps que ça change. »

Sears Canada a déjà annoncé la fermeture de 59 magasins à l’échelle du pays, le licenciement de 2 900 employés et son refus de verser des indemnités de départ, de même que l’élimination, à terme, des avantages et paiements des retraités de son régime de pension à prestations déterminées sous-financé.