LES PIRES BASSESSES POLITIQUES DE 2014 – Nº12 : Stephen Harper s’attaque à la Cour suprême et à sa juge en chef

En 2014, nous avons eu un gouvernement conservateur éclaboussé par les scandales, déconnecté de la réalité des Canadiens et uniquement préoccupé par les séances photo et ses propres intérêts partisans. Pendant ce temps, les libéraux de Justin Trudeau n’ont pas été en mesure de demander des comptes aux conservateurs et après deux ans, on ne connaît toujours pas leur opinion sur les enjeux importants.

Voici notre liste des pires bassesses politiques de l’année 2014. Vous y trouverez les scandales et les preuves d’incompétence des conservateurs de cette année… BASSESSE Nº 12 : Stephen Harper s’attaque à la Cour suprême et à sa juge en chef

Chaque fois qu’une institution contredit le premier ministre, celui-ci tente de la discréditer. Il l’a notamment fait avec le Directeur du budget, le Directeur général des élections et Radio-Canada.

Mais en mai dernier,  le premier ministre a atteint un sommet d’hypocrisie en s’attaquant à la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin.

Mécontent du fait que la Cour suprême ait rejeté la candidature du juge Marc Nadon – et plusieurs lois conservatrices – le premier ministre a laissé entendre que la juge en chef avait violé le principe de la séparation des pouvoirs en tenant de le prévenir que Marc Nadon n’était pas éligible à représenter le Québec à la Cour suprême.

Cette attaque sournoise du premier ministre contre la juge en chef a soulevé l’indignation générale. Le Conseil des doyens et des doyennes des facultés de droit du Canada, par exemple, a qualifié ce geste  « d’attaque sans précédent portant atteinte à l'une des institutions les plus fondamentales de l'ordre constitutionnel canadien ».  Le chroniqueur Yves Boisvert a qualifié cette  tentative d’intimidation de « répugnante »  et de «  minable » (La Presse 5 mai 2014).  Même l’ex-premier ministre conservateur, Brian Mulroney, a rabroué Stephen Harper en disant que sa cette attaque contre la juge en chef « envoie un mauvais message ».

L’échec de la nomination du juge Nadon est la responsabilité pleine et entière du premier ministre. Au lieu  de s’attaquer à la juge en chef, le premier ministre devrait faire son mea culpa et mettre sur pied un véritable processus de consultation – respectueux du Parlement et des provinces — pour les nominations à la Cour suprême, comme il avait d’ailleurs promis de le faire.

Après 9 ans sous la gouverne des conservateurs, les Canadiens ne peuvent pas se permettre d’attendre que Justin Trudeau soit prêt. Les Canadiens méritent mieux.

Vous pouvez faire confiance aux néo-démocrates de Thomas Mulcair pour obliger les conservateurs à rendre des comptes, tout en aidant et en proposant des solutions concrètes pour les familles.