3 décembre 2013

Rappel des faits : Le caucus de Harper s’effondre-t-il?

Alors que le premier ministre affirme depuis des mois qu’il ne savait rien de l’entente entre Nigel Wright et Mike Duffy avant le 15 mai, des membres de son propre caucus commencent maintenant à douter de lui.

Un député conservateur Michael Chong est même allé jusqu’à introduire un projet de loi pour restreindre le pouvoir des chefs de parti.

Le NPD appuie les initiatives qui visent à améliorer le Parlement. Considérant les agissements questionnables de Stephen Harper et du bureau du premier ministre, c’est compréhensible que M. Chong demande plus de reddition de comptes de son chef.

En plus des personnes appuyant le projet de loi déposé aujourd’hui, voici ce que certains conservateurs ont eu à dire au sujet de l’état actuel des choses :

« Certaines personnes proches du premier ministre ont conspiré pour miner les enquêtes du Sénat, pour influencer une vérification financière d’un tiers et pour payer un sénateur. Tout cela, tragique ironie, afin d’entretenir une bonne image de l’éthique du parti. Le premier ministre, même selon l’interprétation la moins féroce, a caché la vérité. » [traduction] – David Sachs, Ottawa Citizen, 5 novembre 2013 « Chaque personne à qui j’ai parlé a une version différente des événements, et un avis différent sur ce qui devrait être fait maintenant. » [traduction] – Source conservatrice, The Hill Times, 25 novembre 2013 « Un député d’arrière-ban aurait dit que le premier ministre était “cuit” si de nouveaux renseignements prouvaient qu’il a induit son caucus en erreur. “Certains d’entre nous demanderaient sa démission.” » – John Ivison, National Post, 22 novembre « Et pourtant, tous ceux à qui j’ai parlé m’ont dit que tout le parti conservateur était perturbé. Il y a un sentiment de désillusion très palpable – un sentiment que le chef et son personnel ont oublié qu’ils avaient été élus en promettant la reddition de compte et la transparence. “Le premier ministre a dit au caucus que Nigel Wright avait agi seul. Mais il est clair qu’un certain nombre de personnes de son entourage, dont certains sénateurs et son chef de cabinet, étaient au courant de l’affaire”, a déclaré un député. » [traduction] – John Ivison, National Post, 22 novembre 2013 « Un député a dit que certains députés conservateurs parlaient déjà d’une course à la chefferie si M. Wright était accusé de soudoiement, de fraude et d'abus de confiance. “Si des accusations portées, il est impossible que le premier ministre continue. Les députés en parlent ouvertement cette semaine. Personne ne s’attend à ce que Jim Flaherty se porte candidat à nouveau. Il pourrait donc devenir chef par intérim et nous aurions le temps d’organiser une course à la chefferie avant les prochaines élections”, a-t-il dit. » – John Ivison, National Post, 22 novembre 2013

Il est temps que le premier ministre dise enfin la vérité et qu’il fasse face aux conséquences. Les Canadiens méritent mieux.