Je veux faire une déclaration, aujourd’hui, sur ce que les familles d’aujourd’hui pensent de l’économie.
Et je veux parler de la plate-forme électorale de M. Harper.
Les travailleurs canadiens sont inquiets à propos de leurs économies, de leurs pensions, de leurs maisons et de leurs emplois.
Les familles veulent savoir qu’elles seront en sécurité.
Et, elles ont raison de s’inquiéter.
Des années de déréglementation, d’irresponsabilité et d’avarice sous l’égide de gouvernements conservateurs, au nord et au sud de la frontière, viennent nous hanter.
Les sociétés cupides sont consumées par leur avidité.
Prenant des risques avec nos économies.
Et les familles d’aujourd’hui s’inquiètent de ce que les sociétés cupides vont nous entraîner dans leur chute.
Dans quelques jours à peine, cette élection sera terminée.
Et après, il nous reviendra, à nous, dans la législature, à nous mettre très rapidement au travail.
Nous devrons voir à ce que le système bancaire et financier canadien soit sécuritaire.
Et nous devrons tout faire pour appuyer notre véritable économie.
Nous devrons voir à protéger les économies, les pensions, les maisons et les emplois des familles canadiennes en ces temps économiques difficiles.
Aujourd’hui, je promets que mon parti prendra sa place dans la prochaine législature, prêt à collaborer avec tous nos collègues pour traiter de ces enjeux, rapidement et efficacement.
Je promets aussi que, d’abord et avant tout, dans tout ce que nous entreprendrons, nous aurons à cœur les intérêts des familles d’aujourd’hui. Nous avons constaté ce qui se passe lorsque les gouvernements ne défendent pas ces intérêts.
Dès les premiers jours de cette campagne, je me suis engagé à procéder à un examen systémique, de fond en comble, du système bancaire et financier, ainsi qu’à une nouvelle réglementation.
Nous devons traiter de la capitalisation des banques; de la divulgation et de la gestion des risques.
Je suis heureux de constater que M. Dion appuie maintenant, plus ou moins, ces idées. J’exhorte le premier ministre et M. Duceppe à faire de même.
J’ai aussi proposé de mettre l’accent sur l’investissement dans notre véritable économie plutôt que dans des cadeaux fiscaux inconditionnels à des portions de notre économie qui en ont besoin le moins.
J’ai aussi proposé un plan détaillé, réaliste et par étape pour y parvenir.
Nous devons cibler nos efforts et nos investissements pour raviver le secteur manufacturier et forestier et pour promouvoir les emplois verts, à l’avenir.
Il faut aborder les déficits d’infrastructure.
Il faut rétablir l’apprentissage et la formation.
Il faut réinvestir dans les transports en commun.
Il faut aider les familles à joindre les deux bouts pendant des périodes d’essor et de ralentissement économique, à l’aide d’un meilleur soutien des revenus pour les familles avec des enfants, et en les aidant à trouver un équilibre entre le travail et les services de garde d’enfants.
Des mesures concrètes pour une nouvelle réglementation des institutions financières, et ce plan pour investir dans la véritable économie, devraient être présentés simultanément lors du dépôt du prochain budget fédéral.
Ce budget devrait être présenté d’ici cent jours.
Je crois que ces idées seront appuyées au prochain Parlement. J’exhorte le premier ministre sortant, Stephen Harper, à les appuyer aussi.
J’exhorte Stephen Harper à appuyer ces propositions, parce que je pense que la plateforme qu’il a présentée aujourd’hui n’aborde aucunement les besoins de notre économie et de notre pays au cours des quatre prochaines années.
La réponse de M. Harper à la crise dans le système bancaire, c’est de dire que tout va bien, il ne faut rien changer, il n’y a aucun problème.
R.B. Bennett n’aurait pas pu le dire avec plus d’éloquence pendant les années trente.
La réponse de M. Harper face à l’ombre qui menace notre véritable économie, c’est de dire qu’on n’a pas besoin de s’inquiéter du secteur manufacturier, on n’a pas besoin de s’inquiéter du secteur forestier.
On peut donner plus d’argent aux grandes pétrolières, qui appartiennent souvent aux intérêts étrangers, et aux banques, et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il a tort.
Qu’offre-t-il aux familles d’aujourd’hui?
Rien.
L’aide supplémentaire qu’il offre aux Canadiens avec des enfants s’élève à seulement 2,67 $ par mois.
Son crédit d’impôt de misère pour payer les leçons de musique n’est pas rassurant pour les mères et les pères qui ont peur de perdre leur emploi et leur maison.
Ce genre de proposition a fonctionné pour M. Harper pendant la dernière élection.
Mais ces propositions tombent mal cette fois-ci.
M. Harper a dit aux familles d’aujourd’hui que leurs inquiétudes ne l’intéressent pas.
Moi, ça m’intéresse.
Les familles d’aujourd’hui savent que je vais défendre leurs priorités tous les jours, d’abord et avant tout.
M. Harper nous a montré aujourd’hui pourquoi il ne mérite pas d’être réélu premier ministre.
Moi, je demande un mandat pour mettre les priorités des familles au premier plan.
Si je suis élu pour succéder à M. Harper, nous aborderons l’économie de façon sérieuse, immédiatement, en collaboration avec tous les partis au Parlement.
Links:
[1] http://www.npd.ca/print/print/article/declaration-l-honorable-jack-layton-reaction-plate-forme-conservatrice
[2] http://www.npd.ca/javascript:youtubegallery.ui.playpausevideo();$('.play-btn').toggleClass('playing');('p1IwYhpF_i4');void(0);
[3] http://www.npd.ca/javascript:youtubegallery.ui.stop();
[4] http://www.npd.ca/javascript:youtubegallery.ui.toggleMute();$('.mute-btn').toggleClass('muted');void(0);
[5] http://twitter.com/home?status=http://npd.ca/Dez3j
[6] http://facebook.com/share.php?&u=http://www.npd.ca/
[7] /emshare/emailtofriend?title=&url=http://npd.ca/Dez3j