OTTAWA – Les députés du NPD demandent au gouvernement de Stephen Harper d’appuyer le financement de fonctionnement pour l’Initiative sur le diabète chez les Autochtones et les autres traitements contre le diabète chez les Premières nations, et ce, après le triste décès de Marvin Blackbird, qui s’est vu refuser des soins de santé essentiels contre le diabète puisqu’il habitait sur la Réserve Keeseekoowenin au Manitoba.
« Les Canadiens ne croient pas que les frontières doivent servir de barème pour décider qui peut recevoir des soins de santé abordables. Une assurance maladie universelle et portative est essentielle, mais le gouvernement de M. Harper ne veut pas aller de l’avant. La tragédie de l’inaction du gouvernement devient plus flagrante lorsqu’on l’envisage au niveau personnel. », s’est exclamée Judy Wasylycia-Leis (Winnipeg North), porte-parole du NPD en matière de santé.
« Le déficit en matière de santé dans les Premières nations est profond et inacceptable. Mais ce gouvernement conservateur, comme ses prédécesseurs, continue de laisser tomber ces Canadiens. »
L’urgent besoin qu’avait M. Blackbird souligne les problèmes touchant les soins contre le diabète auxquels ont accès les Premières nations, les Inuits et les Métis à travers le pays. Ces citoyens ont de trois à cinq fois plus de chances de développer cette maladie, et ce, à un âge beaucoup plus jeune que la population en général.
« Avec le financement de l’Initiative sur le diabète chez les Autochtones qui se termine cette année, ce dossier réaffirme le besoin de garder ce financement », explique Carol Hughes (Algoma-Manitoulin-Kapuskasing), porte-parole adjointe des questions touchant les Premières nations, les Métis et les Inuits (santé). « Il est important aussi de trouver des moyens plus proactifs pour aider ces gens, comme avoir recours à la pharmacothérapie au lieu d’attendre jusqu’à ce qu’ils soient hospitalisés. »
Beaucoup trop de Premières nations sont forcées de quitter leur demeure parce que Santé Canada établit une norme de soins de santé qui diffère de celle dans leur province. Jean Crowder (Nanaimo-Cowichan), porte-parole du NPD sur les questions touchant les Premières nations, affirme qu’elle reçoit plusieurs appels de familles qui se demandent pourquoi le fait qu’ils habitent sur une réserve signifie qu’ils ont un accès restreint aux services.
« Lorsque nous avons adopté le principe de Jordan, stipulant qu’un enfant devait recevoir des soins lorsqu’il en avait besoin et que c’étaient les gouvernements ou les ministères qui établissaient ensuite à qui la facture serait envoyée, j’ai commencé à recevoir des appels de gens de partout au pays qui me disaient que le cas des enfants n’était que la pointe de l’iceberg », a expliqué Mme Crowder. « Les citoyens habitant sur les réserves ne reçoivent pas le même niveau de services sociaux que les autres habitant dans la même province, et ce, pour presque tous les soins, que ce soit des soins de santé, de l’aide sociale à l’enfance, des soins de longue durée pour les personnes âgées. Lorsqu’il vient le temps d’offrir des soins de pharmacothérapie pour soigner les gens, afin d’éviter qu’ils soient hospitalisés, ce n’est tout simplement pas logique, éthiquement ou économiquement, d’avoir un tel système de santé à deux vitesses. »
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