NPD Communiqués

Le gouvernement Harper continue de restreindre la liberté de parole

Le ministre de la Censure, Jason Kenney, refuse au député britannique Galloway l’entrée au Canada

ven 20 mar 2009

OTTAWA – Les Canadiens qui souhaitent entendre des experts internationaux s’élever contre la guerre devront s’exiler pour le faire. En effet, le député britannique George Galloway, qui devait parler de la résistance à la guerre en Afghanistan, a été interdit de visite au Canada par le gouvernement Harper.

« Les conservateurs de Harper ont tort de bannir le député George Galloway, a déclaré la porte-parole du NPD en matière d’immigration, Olivia Chow. Le ministre de l’Immigration sera bientôt surnommé le “ministre de la Censure”. Cette mentalité renfermée révèle un gouvernement qui craint d’entendre des opinions divergentes. »

Les raisons du ministre Kenney pour interdire à George Galloway de venir au Canada constituent un affront à la liberté de parole et démontrent que le gouvernement Harper craint d’ouvrir un débat sur une guerre impopulaire. Un porte-parole du Ministre a déclaré que M. Galloway ne pouvait venir au Canada en raison de son opposition au déploiement de l’OTAN en Afghanistan.

« Si l’on se fie à la logique tordue du Ministre, quiconque s’oppose à la guerre en Afghanistan devrait être désigné persona non grata au Canada, a poursuivi Mme Chow. Le Ministre réserverait-il le même sort au député britannique conservateur de longue date sir Peter Tapsell, qui a dit que la guerre est “impossible à gagner” et qui a déjà affirmé que “tout le monde sait bien” que les talibans “ne sont pas des terroristes internationaux”? » (London Times, 2 juillet 2008)

« Les Canadiens sont capables de se forger leur propre opinion sur les guerres en Afghanistan et en Iraq et la liberté de parole est un droit essentiel dans une démocratie », a conclu Mme Chow.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper est bien connu pour son habitude de bannir du Canada ceux et celles qui ne partagent pas son point de vue sur la guerre. En octobre 2007, il a interdit aux pacifistes américains Medea Benjamin, cofondatrice de CodePink, et Ann Wright, colonel à la retraite, de prendre la parole à une conférence pour la paix à Toronto.