NPD
L’égalité pour les femmes
2. Un meilleur équilibre travail-famille
3. La fin de la violence faite aux femmes
4. S’assurer que les femmes se font entendre en public et en politique
5. De l’équité pour les femmes marginalisées
6. L’égalité pour les femmes partout au monde
INTRODUCTION
Il y a près de 90 ans, les femmes ont obtenu le droit de vote et, il y a près de 80 ans, elles ont été légalement reconnues comme étant des « personnes ». Depuis lors, elles ont remporté de nombreuses victoires pour leurs droits. Cependant, dernièrement, les femmes ont perdu du terrain dans la lutte pour l’égalité, car les gouvernements conservateurs et libéraux suppriment des programmes et ont fait un pas en arrière en ce qui concerne la condition féminine. Après des décennies de progrès vers l’égalité, les Canadiennes se trouvent dans une impasse économique, sociale et politique.
Aujourd’hui, les Canadiennes ne sont toujours pas en sécurité chez elles ou dans la rue. Selon les estimations, une Canadienne sur quatre sera victime de violence sexuelle au cours de sa vie. Au travail, le salaire des femmes représente seulement 70 % du salaire des hommes et, chez les diplômées universitaires, cet écart s’aggrave au lieu de s’améliorer. La pauvreté touche près de la moitié des femmes célibataires, veuves ou divorcées de plus de 65 ans, et plus de 40 % des femmes seules de moins de 65 ans.
Le Canada a une fondation solide pour bâtir l’égalité des femmes. Notre Charte garantit notre droit à l’égalité et l’avortement et la contraception ont été décriminalisés, et nous nous sommes dotées d’un réseau de services pour femmes un peu partout au pays, dont des refuges d’urgence et des centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle. Cependant, en comparaison avec d’autres pays, le rendement du Canada est faible. En 2006, le Forum économique mondial a publié son rapport sur le fossé entre les sexes dans le monde, dans lequel le Canada s’est classé en 14e place, derrière le Sri Lanka, les Philippines et la plupart des pays d’Europe.
La situation pourrait empirer. Des gouvernements successifs ont négligé les droits de la femme, ce qui a ralenti les progrès, et les conservateurs de Stephen Harper s’opposent carrément à l’égalité des femmes, ce qui risque de nous faire reculer. Les femmes et les familles méritent mieux.
Un seul parti au Parlement tient mordicus à promouvoir l’égalité des femmes : le Nouveau Parti démocratique. Le NPD croit que l’égalité des femmes est essentielle pour ce pays et consacre ses efforts à l’atteindre dans toutes ses sphères d’activités, que ce soit la composition de la Chambre des communes, l’équité salariale ou les services de garderies. Les femmes représentent 40 % du caucus du NPD, soit la proportion la plus élevée de députées dans l’histoire du Canada.
Les néo-démocrates se sont toujours rangés du côté des groupes de femmes pour appuyer l’égalité. Nous défendons le choix des femmes pour ce qui est de l’avortement, nous brisons le silence qui entoure la violence faite aux femmes, nous avons élu la première femme chef d’un parti politique fédéral, nous exerçons des pressions pour des lois proactives sur l’équité salariale et professionnelle, nous veillons à ce que l’on examine chaque projet de loi en pensant à son effet sur les femmes... bref, le NPD est le parti qui joint le geste à la parole lorsqu’il s’agit de promouvoir l’égalité des femmes.
Le NPD croit que les Canadiennes méritent l’égalité, l’accessibilité économique, des chances égales pour toutes, un salaire égal pour un travail égal, un niveau de vie adéquat et la liberté de vivre sans crainte.
Seul le NPD a un plan pour faire passer les préoccupations des femmes d’aujourd’hui en tête de liste des priorités en faisant du Canada un chef de file mondial en matière d’égalité des femmes.
1. L’ÉQUITÉ POUR LES FEMMES AU TRAVAIL
En 2004, 58 % de toutes les femmes de plus de 15 ans occupaient des emplois rémunérés, représentant 47 % de la main d’oeuvre.1 Néanmoins, les Canadiennes n’ont toujours pas un salaire égal pour un travail égal ni le traitement égal qu’elles méritent. De plus en plus, les employeurs leur proposent des emplois atypiques, car ils ne veulent pas leur proposer des emplois à temps plein avec des avantages sociaux. Souvent, les compressions dans les services collectifs entraînent la suppression d’emplois bien rémunérés occupés par des femmes. Le plan du NPD pour veiller à ce que les femmes soient traitées équitablement au travail comprend :
a. Enchâsser le « salaire égal » dans la loi
En moyenne, les femmes gagnent 70 % de ce que gagnent les hommes, même lorsqu’elles travaillent à temps plein toute l’année.2 Le salaire inégal porte atteinte aux femmes et à leur famille, et rend les femmes ainsi que leurs enfants plus susceptibles de sombrer dans la pauvreté.3
Le droit à la parité salariale est protégé en vertu de la Loi sur les droits de la personne et la Charte. Pourtant, les lois fédérales en matière de parité salariale ne fonctionnent pas, puisqu’elles ne sont appliquées que si quelqu’un porte plainte. Le Canada a besoin de lois en matière d’équité salariale pour obliger tous les employeurs à veiller à ce que tous les employés touchent un salaire égal pour un travail égal.

En 2004, le Groupe de travail sur l’équité salariale a affirmé que les dispositions législatives fédérales en matière de parité salariale, à l’article 11 de la Loi sur les droits de la personne, sont nettement inadéquates, et a préconisé l’adoption de lois proactives en ce sens.
Les libéraux, fidèles à leur habitude, ont accepté que l’équité salariale soit un droit fondamental de la personne, puis ils ont manqué à leur devoir de mener à bien les recommandations du rapport. Les conservateurs ferment les yeux sur la situation, bien que le NPD leur rappelle sans cesse qu’il faut mettre en oeuvre les recommandations du Groupe de travail.
Le plan du NPD pour faire du Canada un chef de file en matière d’égalité entre les sexes est axé sur la mise en oeuvre des recommandations du Groupe de travail sur l’équité salariale, ainsi que l’adoption de lois fédérales proactives en matière d’équité salariale.
b. Améliorer l’accès à l’assurance-emploi
Aujourd’hui, seulement une femme sans emploi sur trois touche des prestations, alors qu’en 1990, 70 % des femmes sans emploi en touchaient.4
Des changements effectués à l’assurance-emploi (AE) dans les années 1990 ont réduit l’accès des travailleurs à temps partiel, saisonniers et à faible salaire. Les femmes, qui représentent à peu près sept travailleurs à temps partiel sur dix,5 ont été touchées de façon disproportionnée.
Le plan du NPD visant à assurer que les femmes aient accès à l’assurance-emploi comprend le remaniement des lois en matière de prestations d’emploi. Au cours de la 39e législature, le NPD a présenté huit projets de loi d’initiative parlementaire pour améliorer l’accès à cet appui financier essentiel.
c. Établir un salaire minimum de 10 $
Les deux tiers des travailleurs touchant le salaire minimum et ayant plus de 15 ans sont des femmes.6 Bon nombre de femmes touchant le salaire minimum vivent bien en-dessous du seuil de la pauvreté. Manifestement, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle dans l’établissement d’un salaire équitable pour assurer le bien-être de tous les Canadiens qui travaillent fort.
Le NPD a déposé un projet de loi visant à rétablir le salaire minimum fédéral (que les libéraux ont supprimé) et à le fixer à 10 $ l’heure.
d. Les femmes appartenant à une minorité visible
Les femmes appartenant à une minorité visible au Canada ont de la difficulté à se trouver un emploi, même si elles ont fait des études postsecondaires, et lorsqu’elles décrochent un emploi, leur salaire est beaucoup moins élevé que celui des Canadiens moyens. Les femmes appartenant à une minorité visible ont aussi été touchées par les réductions des dépenses dans les services sociaux tels que la formation linguistique, les garderies, et les programmes de formation à l’emploi. Les immigrantes sont durement touchées par le fait que le Canada n’a pas reconnu l’expérience et la scolarité que ces femmes ont acquises à l’extérieur du pays.
2. UN MEILLEUR ÉQUILIBRE TRAVAIL-FAMILLE
De plus en plus de femmes ressentent la pression d’être des « super-femmes ». Elles doivent jongler pour concilier le travail, la garde des enfants, les soins des aînés et d’autres responsabilités. Elles sont surmenées.
En 2004, 70 % des femmes ayant des enfants de moins de cinq ans avaient un travail rémunéré (en comparaison à 37 % en 1976). Chez les familles comptant des enfants de moins de 16 ans qui habitent toujours à la maison, la proportion de familles dont les deux parents travaillent a augmenté, passant de 36 % en 1976 à 58 % en 1992 et à 69 % en 2005. Pourtant, dans la plupart des familles, les femmes sont principalement responsables des soins aux enfants et aux aînés.
Les gouvernements libéraux et conservateurs ont réduit de façon dramatique les programmes sociaux ainsi que l’accès à l’assistance sociale et à l’assurance-emploi. Puisque ce sont principalement les femmes qui prennent la relève lorsque les services sociaux, les soins de santé et les soins à long terme ne sont pas suffisants, elles sont devenues de facto le filet de sécurité sociale dans ce pays.
Le plan du NPD pour garantir un meilleur équilibre travail-famille pour les femmes comprend les propositions suivantes :
a. Créer un programme national de services de garderies
Les Canadiennes ont le droit, voire le besoin, de travailler à l’extérieur du foyer pour gagner un salaire ou un revenu. Les premières années de la vie d’un enfant sont extrêmement importantes. Toutefois, les gouvernements libéraux et conservateurs ont manqué à leur devoir de réduire la friction entre ces deux réalités. Ils préfèrent penser que « quelqu’un d’autre » s’en occupera, à savoir les femmes.
En leur qualité de soignantes principales, les femmes sont obligées de faire des sacrifices. Le système de garderies ne favorise ni les femmes, ni les enfants. Les Canadiennes et leurs familles ont le droit d’avoir accès à des services de garderies réglementés, accessibles et abordables.
Suite aux pressions exercées par les groupes de défense des garderies et par le NPD, les libéraux ont mis en place un ensemble d’ententes disparates avec les gouvernements provinciaux. Malheureusement, sans encadrement législatif approuvé par le Parlement, les conservateurs ont pu détruire ces ententes et instaurer une soi-disant « allocation universelle pour frais de garde » inefficace, qui n’a rien à voir avec la création de nouvelles places en garderie. Les services de garde sont encore moins disponibles dans les régions rurales.
Le plan du NPD pour veiller à ce que les services de garde d’enfants soient vraiment universels comprend l’adoption de la Loi sur la garde des enfants et la mise en place d’un réseau de places en garderie de qualité, réglementées, abordables et sans but lucratif.
b. Améliorer les prestations parentales
Selon l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD), une mère sur trois n’a pas accès aux prestations parentales et aux allocations de maternité prévues en vertu de l’assurance-emploi. Les femmes font face à une pénalité économique parce qu’elles ont des enfants.

Le plan du NPD pour garantir un meilleur équilibre travail-famille comprend le remaniement en profondeur des régimes de congés parentaux et de congés de maternité. Des congés parentaux payés devraient être accordés aux travailleurs autonomes et aux travailleurs agricoles, la période d’admissibilité rétroactive devrait être prolongée jusqu’à cinq ans, et le délai de carence de deux semaines avant de toucher des prestations devrait être supprimé.
c. Permettre aux aînés de vivre en toute dignité et d’avoir accès aux soins
En 2002, plus de 1,7 million d’adultes de 45 à 64 ans ont fourni des soins informels à près de 2,3 millions d’aînés souffrant d’invalidités de longue durée ou de limitations physiques. Soixante-dix pour cent de ces personnes soignantes travaillaient, et la majorité d’entre elles étaient des femmes.
Les aînés ont passé leur vie à bâtir ce pays et ils méritent la dignité et des soins de qualité pendant leur âge d’or. Souvent, ce sont les femmes qui leur prodiguent ces soins et ce, pratiquement sans appui gouvernemental. Il convient de souligner particulièrement les veuves des anciens combattants canadiens, dont les prestations de retraite ne sont pas respectées par le gouvernement.
Le plan du NPD visant à garantir un meilleur équilibre travail-famille ainsi que la dignité pour les aînés comprend la remise en état des soins à domicile et des soins de longue durée, qui sont en miettes, afin d’assurer les meilleurs soins possibles pour les aînés.
d. Favoriser la flexibilité au travail
Les femmes qui occupent un emploi sont beaucoup plus susceptibles que leurs homologues masculins d’être absentes au travail en raison de responsabilités personnelles ou familiales.7 Pour que les emplois fonctionnent pour les femmes, il faut veiller à ce que le milieu de travail soit souple et compréhensif lorsqu’il est question de la famille.
Plusieurs États américains ont adopté des mesures autorisant les travailleurs à s’absenter du travail pour les activités éducatives de leurs enfants, accordant des congés aux employés pour des besoins familiaux et limitant les heures supplémentaires obligatoires de sorte que les employés puissent jouir d’une vie privée raisonnable.
Le plan du NPD visant à garantir un meilleur équilibre travail-famille comprend la création d’un groupe de travail fédéral chargé de faire des recommandations quant aux politiques et aux lois du gouvernement, en vue de donner aux gens plus de choix pour mieux concilier la famille et le travail.
3. LA FIN DE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
Malgré une augmentation appréciable de la sensibilisation à la violence faite aux femmes, la moitié des Canadiennes seront victimes d’activités criminelles violentes aux mains des hommes chez elles, dans leur collectivité, au travail ou à l’école durant leurs vies. Bien que le crime violent soit en baisse de façon générale, les cas de viol et d’agression sexuelle sont en hausse. En 2004, selon les estimations, 7 % des Canadiennes ont été victimes d’un conjoint violent. Parmi celles qui ont vécu cette violence, 27 % ont été battues et 34 % craignaient pour leur vie. Les femmes travaillant dans le commerce du sexe sont particulièrement susceptibles d’être victimes d’agression, voire de meurtre, suite à la violence basée sur le sexe.
Les changements apportés récemment par les conservateurs au mandat de Condition féminine Canada, après que les libéraux avaient réduit les fonds destinés aux refuges pour femmes et aux maisons de transition, ont nettement réduit les options des victimes d’abus. Très souvent, les femmes autochtones habitant des communautés isolées n’ont aucun accès à des refuges. Ces femmes font face à un choix impossible : perdre leur maison ou vivre dans la peur avec un conjoint violent.
Le plan du NPD pour mettre fin à la violence faite aux femmes comprend :
a. Garantir l’accès à la justice
Pendant les années 1990, le gouvernement libéral a imposé un plafond au financement fédéral alloué à l’aide juridique, puis l’a supprimé. Par conséquent, la disponibilité des services juridiques a baissé de façon dramatique, ce qui, selon une étude faite en 2004 par le Centre canadien de politiques alternatives, a eu un effet « dévastateur » sur les femmes. « Sans une représentation juridique suffisante, les femmes perdent la garde de leurs enfants, renoncent à leur droit légal à obtenir de l’aide [financière] et sont victimes de harcèlement juridique. »
Le gouvernement conservateur s’est montré doublement insultant en annulant le Programme de contestation judiciaire, qui permettait aux groupes faisant face à des lois discriminatoires de les contester.
Le plan du NPD pour garantir l’accès à la justice pour les femmes comprend le rétablissement du Programme de contestation judiciaire et du financement de l’aide juridique.
b. Mettre fin à la violence faite aux femmes autochtones
Il faut mettre fin à la violence faite aux femmes autochtones. Les jeunes femmes autochtones sont cinq fois plus susceptibles de décéder à cause de la violence que les autres Canadiennes. À cause du racisme, du souvenir des pensionnats ainsi que du manque de logement et d’accès à l’éducation, les femmes autochtones sont plus vulnérables.
Le NPD s’est engagé à appuyer les programmes mis sur pied et dirigés par des femmes autochtones pour trouver des solutions communautaires afin de mettre fin à la violence. De plus, nous nous sommes engagés à supprimer le plafond de 2 % que le MAINC a imposé aux programmes sociaux, qui a laissé de nombreuses femmes en proie aux crises du logement et sans appuis suffisants dans leurs communautés.

L’Association des femmes autochtones du Canada et Amnistie Internationale mènent une campagne pour souligner les centaines de femmes autochtones qui ont disparu au Canada et pour élaborer des stratégies afin d’empêcher d’autres disparitions. La Pauktuutit Inuit Women’s Association du Canada vient de lancer la toute première stratégie adressée aux femmes dans leur langue, l’inuktitut, visant à empêcher l’abus dans les communautés inuites.
Le NPD appuie les efforts des femmes autochtones pour mettre sur pied des centres de guérison ainsi que des opportunités d’éducation et de formation, y compris les efforts qui ciblent les causes profondes de la violence et qui aident les familles grâce à des stratégies de prévention comme l’identification des risques et l’élaboration de plans de sécurité.
c. Changer les lois
Les femmes sont la cible de la violence et de crimes haineux simplement en raison de leur sexe. Par contre, le Code criminel ne reconnaît pas les crimes haineux contre les femmes ou les femmes transgenres ou transsexuelles au Canada.
Le NDP amenderait le Code criminel pour reconnaitre les crimes haineux contre les Canadiennes transgenres ou transsexuelles, en plus de permettre aux juges de tenir compte de la violence transphobique lors de la détermination des peines.
d. Bâtir plus des logements abordables
Malgré la croissance dramatique de notre économie, nous n’avons pas réinvesti suffisamment dans le logement pour les femmes qui essaient d’échapper à la violence.
Par conséquent, trop de femmes dans notre société demeurent coincées dans des relations violentes, incapables de se protéger elles-mêmes ni de protéger leurs enfants, parce que les ressources tels que le logement abordable, les refuges, le soutien de l’État, l’assurance-emploi, l’aide socio-psychologique et la protection n’existent pas ou ne sont pas suffisants.
Le NPD a réécrit le budget de 2005, pour qu’il inclue un investissement de 1,6 milliard de dollars dans le logement abordable. Le plan du NPD pour mettre fin à la violence faite aux femmes comprend un important réinvestissement dans un programme national de logement abordable.
d. Améliorer le contrôle des armes à feu
Les conservateurs veulent se débarrasser du contrôle des armes à feu, un concept qui a surgi à la suite du massacre de 14 femmes à Montréal, malgré les preuves selon lesquelles la présence d’une arme à feu dans la maison est fortement associée au risque d’homicide par un membre de la famille ou un proche.
Entre 1995, lorsque le Canada a renforcé ses lois sur les armes à feu, et 2003, les meurtres commis avec des armes à feu à l’endroit des femmes ont diminué de 40 %. Cependant, plutôt que d’écouter les spécialistes, les conservateurs défendent leur programme d’ordre public, qui fait très peu pour mettre fin à la violence faite aux femmes.
Le NPD croit qu’il faut mettre fin à l’importation illégale d’armes de poing en provenance des États-Unis : il s’agit d’une mesure essentielle pour maîtriser la violence à main armée. Les néo-démocrates appuient des initiatives juridiques, des règlements et des sentences qui incarnent le principe selon lequel les armes de poing n’ont pas leur place dans nos villes, sauf chez les agents de la paix.
4. S’ASSURER QUE LES FEMMES SE FONT ENTENDRE EN PUBLIC
ET EN POLITIQUE
La politique publique touche les hommes et les femmes différemment, et l’égalité exige une représentation égale dans la prise de décisions et dans les affaires publiques. Nous devons veiller à ce que la voix de toutes les femmes soit entendue à la Chambre des communes, à tous les paliers du gouvernement et dans tous les aspects de la vie publique.
Les femmes en milieu rural se heurtent à des obstacles particuliers. L’absence de transport en commun, la pénurie de places en garderie, le manque de programmes sociaux et le fait d’occuper un emploi saisonnier figurent parmi les raisons pour lesquelles les femmes de ces régions ont de la difficulté à participer à la vie publique.
Le NPD comprend que le besoin de plus de voix féminines sur la Colline du Parlement est urgent, tout comme le besoin d’avoir des groupes de femmes qui font la promotion de l’égalité des femmes.
Le plan du NPD pour aider les femmes à se faire entendre comprend :
a. Renforcer Condition féminine Canada

Les conservateurs ont sabré dans les fonds de Condition féminine Canada et fermé 12 de leurs 16 bureaux établis dans l’ensemble du pays, ce qui constitue un gros pas en arrière pour l’égalité des femmes. À cause des modifications aux exigences de financement de Condition féminine, les groupes qui font de la recherche et qui revendiquent des changements dans la politique publique pour promouvoir l’égalité des femmes ne sont plus admissibles au financement fédéral.
Stephen Harper a réduit l’effectif de Condition féminine responsable de la promotion des droits de la femme de près de la moitié et il a supprimé 40 % du budget de fonctionnement de Condition féminine Canada.
Le NPD exerce des pressions pour la mise sur pied d’un ministère indépendant de la Condition féminine, avec un financement complet et son propre ministre. Pour que ce ministère soit efficace, il doit être en mesure de faire de la recherche, de surveiller et de promouvoir les droits de la femme et d’appuyer les groupes de femmes qui font la promotion de l’égalité entre les sexes.
b. Faire élire plus de femmes
Le bilan du Canada est l’un des pires à l’échelle du monde pour ce qui est de la représentation des femmes au Parlement. Les autres partis politiques affirment qu’il faut davantage de femmes en politique, mais lorsqu’il s’agit de joindre le geste à la parole, le bilan est tout autre. Les femmes ne constituent que 11 % du caucus conservateur, 20 % du caucus libéral, et 33 % du caucus bloquiste. Le NPD est en tête avec 40 %, soit le pourcentage le plus important de tout parti de l’histoire du Canada.
Lorsqu’il s’agit de faire élire des femmes, le NPD prend ses responsabilités au sérieux. Ce fut le premier parti fédéral à élire une femme chef, Audrey McLaughlin. Le NPD s’est doté de politiques visant à ce que 50 % des candidats aux élections dans des circonscriptions gagnables soient des femmes et à donner le soutien nécessaire aux femmes pour les aider à gagner des investitures et des élections.
c. Appuyer la défense des droits
Compte tenu de la sous représentation des femmes au Parlement, dans les législatures provinciales et dans les mairies, les groupes de défense des droits de la femme sont essentiels pour que la voix des femmes soit entendue dans les couloirs du pouvoir. Toutefois, les conservateurs ont quasiment interdit le financement de ces groupes.
Les libéraux rendent un hommage pour la forme aux groupes de défense des femmes, mais, pendant leurs années au pouvoir, ils ont fait des compressions draconiennes dans le financement de ces groupes et ont déplacé l’objectif du financement, l’orientant vers la recherche plutôt que la défense des droits.
La défense des droits, la recherche et l’élaboration de politiques qu’effectuent les groupes de femmes dans ce pays ont toujours été et continueront d’être essentielles à l’accomplissement de changements systémiques favorisant l’égalité des femmes. Ces organisations ont besoin de financement en fonction de leurs programmes, plutôt qu’en fonction de la population, afin que les femmes en région et dans les plus petites agglomérations aient accès aux fonds dont elles ont besoin pour oeuvrer en faveur de l’égalité des femmes.
Le plan du NPD pour augmenter la représentation des femmes dans le domaine public comprend des pressions sur le gouvernement fédéral pour que ce dernier y alloue des ressources financières suffisantes, y compris un financement de base destiné aux groupes de femmes autochtones leur permettant de respecter leur mandat, et le rétablissement du Programme de promotion de la femme chez Condition féminine.
d. Actualiser la politique publique
Les femmes sont toujours sous-représentées lors des consultations gouvernementales en matière de politique. Les groupes de femmes autochtones ne touchent pas le même financement que les groupes dirigés par des hommes pour participer à divers débats politiques. Lors de consultations d’agriculteurs, seulement 6 % de ceux consultés étaient des femmes, malgré le fait que les femmes jouent un rôle important dans les fermes familiales.
De plus, les ministères gouvernementaux accusent un retard important lorsqu’il s’agit d’effectuer des analyses comparatives entre les sexes. Le gouvernement conservateur a réduit de manière importante la section chargée de l’analyse comparative entre les sexes au sein de Condition féminine Canada. Les Canadiens veulent savoir que la politique publique a été examinée adéquatement quant à son impact sur l’égalité entre les sexes.
e. Réformer le système électoral
Des systèmes électoraux à représentation proportionnelle augmentent le nombre de femmes au Parlement. Le plan du NPD pour donner une voix aux femmes, y compris les femmes membres de minorités visibles, comprend une réforme électorale adaptée à la représentation proportionnelle.
f. Garantir que les femmes puissent choisir
L’avortement au Canada est légal et couvert par la Loi canadienne sur la santé. Par contre, l’accès à l’avortement au Canada est menacé puisque quelques provinces refusent de financer les avortements. Les lois d’initiative parlementaire menacent aussi l’avortement. Puisque l’avortement est financé par les régimes d’assurance-maladie provinciaux et territoriaux, la couverture varie de région en région. L’Île-du-Prince-Édouard refuse de couvrir tout service d’avortement. Le Nouveau-Brunswick finance seulement les services d’avortement offerts dans les hôpitaux.
Divers députés ont présenté des lois sur les droits du foetus sous prétexte de protéger les femmes enceintes. Si ces projets de loi sont acceptés, ils pourraient grandement restreindre l’avortement ou possiblement le criminaliser de nouveau au Canada.
Le NPD est dévoué aux droits que la femme a en pouvant choisir de se faire avorter. Nous protégerons vigoureusement et promouvrons la suppression de l’avortement du Code criminel qui a eu lieu en 1988. Le NPD fera la promotion de politiques qui font de l’avortement une procédure médicale pleinement financée et accessible universellement en vertu de la Loi canadienne sur les services de santé, et ce, dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada.
5. DE L’ÉQUITÉ POUR LES FEMMES MARGINALISÉES
Dix-neuf pour cent des femmes sont pauvres, 56 % des familles monoparentales dont le chef est une femme sont pauvres, et 49 % des femmes aînées célibataires vivent sous le seuil de la pauvreté.
Les femmes autochtones, les femmes de couleur, les lesbiennes, les aînées, les pauvres et les femmes handicapées se heurtent à plus de discrimination que les autres : leur taux de chômage est plus élevé, leur salaire est plus bas, et elles sont plus susceptibles de tomber dans la pauvreté.
Le plan du NPD pour veiller à ce que les femmes marginalisées soient traitées équitablement comprend :
a. Collaborer avec les femmes autochtones
Les femmes autochtones font face à une gamme d’obstacles et de discrimination, aussi bien sur les réserves que hors réserve. La consultation et l’écoute auprès des femmes autochtones est une priorité du NPD.
Le NPD s’est engagé à travailler avec des groupes de femmes pour se pencher sur les préoccupations des femmes autochtones, grâce à des consultations approfondies avec elles, avant l’adoption de toute nouvelle loi qui touche les droits des Autochtones ou les droits conférés par un traité.
b. Lutter contre la discrimination
Les femmes de couleur font face à des obstacles particuliers dans le milieu du travail et dans la société en général. Elles gagnent moins d’argent et se heurtent à des obstacles professionnels plus importants et ce, dans toutes sortes de postes. De plus, elles font face à la discrimination lorsqu’il s’agit de trouver un logement ou d’avoir accès à d’autres services. Le plan du NPD pour l’égalité des femmes membres de minorités visibles comprend la lutte contre le racisme dans toutes ses formes, de meilleurs services sociaux, dont des services de garde, un meilleur accès aux emplois syndiqués et plus de possibilités pour les jeunes dans les communautés défavorisées.
c. Appuyer les aînés
Trop d’aînés au Canada souffrent sur le plan économique, plutôt que de profiter de leur troisième âge. Quarante-neuf pour cent des femmes aînées célibataires vivent sous le seuil de la pauvreté.
À l’automne 2005, le NPD a présenté une Charte des aînés qui confère aux Canadiens de plus de 65 ans une assurance-soins dentaires et une assurance-médicaments gratuites, de meilleurs soins à domicile et le droit à un revenu stable. La Charte souligne tout particulièrement la sécurité du revenu des femmes qui ont passé du temps sans emploi rémunéré.
d. Régler le système d’immigration

La réunification des familles est essentielle pour les immigrantes et il faut que ce concept demeure au coeur de la politique canadienne en matière d’immigration. Il faut réduire le retard dans le traitement des demandes de parrainage visant à regrouper les membres des familles au Canada. Il faut élargir la définition de « famille » en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés afin de mieux reconnaître les relations familiales.
Il faut améliorer la capacité des immigrantes au Canada, qu’elles soient citoyennes ou résidentes permanentes, d’accueillir en visite ici au Canada un membre de leur famille.
De plus, les immigrantes sont victimes de l’échec du Canada sur le plan de la reconnaissance de leur éducation et de leur expérience acquises à l’étranger. Il nous faut de nouveaux programmes pour faire reconnaître les titres de compétences étrangers et, ainsi, aider les gens à décrocher un emploi au Canada.
Les immigrantes et les refugiées ainsi que leurs enfants se heurtent à des difficultés particulières lorsqu’elles s’établissent au Canada. Par conséquent, il faut que les programmes gouvernementaux comprennent des programmes spéciaux facilitant l’établissement des femmes et des jeunes.
Les travailleurs étrangers temporaires et les aides familiaux figurent parmi les travailleurs les plus exploités au Canada. Il faut modifier ces programmes afin de reconnaître l’importance du travail, de protéger les droits des travailleurs et de veiller au respect des normes d’emploi, y compris le salaire, les avantages sociaux et la sécurité.
Il faut que notre système d’immigration reconnaisse la violence familiale et son effet sur les femmes. Les victimes de mariages frauduleux à des fins d’immigration et les victimes de violence familiale aux mains d’un conjoint parrain ne devraient pas écoper de pénalités imposées par l’État par le biais de l’application des ententes de parrainage, surtout lorsque cela représente un fardeau financier pour la victime. Contrairement aux refugiés déterminés à l’étranger, les réfugiés déterminés au Canada doivent payer des frais d’admission qui représentent un lourd fardeau économique. Les femmes dont la demande d’immigration ou d’établissement comme réfugiée est maintenue et qui sont victimes de violence familiale font souvent face à la déportation, à la pauvreté ou continuent à subir la violence, parce qu’elles n’ont pas les moyens de payer les frais d’admission et qu’elles ne respectent pas les critères pour faire une demande indépendante. Dans de tels cas, il faut abolir les frais pour des raisons d’ordre humanitaire.
La plupart des immigrants et des refugiés qui s’installent au Canada se heurtent à de sérieuses difficultés financières. Par conséquent, le droit exigé pour l’établissement devrait être totalement supprimé. Puisque la pleine participation à la société canadienne ne devrait jamais subir des retards à cause de difficultés économiques, il faut supprimer les frais exigés pour les demandes de citoyenneté initiales.
e. Créer plus d’occasions pour les femmes handicapées
Les femmes handicapées font face à la pauvreté de manière disproportionnée et font face à un taux élevé de violence, qu’elle soit physique, émotive ou sexuelle.
Le NPD propose une Loi canadienne sur les personnes handicapées, qui, combinée avec les autres stratégies d’emploi et de revenu, apporterait les changements nécessaires pour créer plus d’opportunités pour les personnes handicapées et pour supprimer les obstacles qui les empêchent de travailler ou de trouver un logement convenable, afin qu’elles puissent jouir d’une meilleure qualité de vie et atteindre l’égalité et l’inclusion.
f. Protéger les travailleuses de l’industrie du sexe
L’application de la loi actuelle portant sur la prostitution a créé un milieu de marginalisation et de violence, ce qui a des conséquences néfastes pour les travailleuses de l’industrie du sexe et les communautés locales.
Le plan du NPD pour protéger les travailleuses de l’industrie du sexe comprend des réformes judiciaires visant à protéger les droits et la dignité des femmes faisant le commerce du sexe, ainsi qu’à réduire l’exploitation et la violence dont ces femmes sont victimes.
Ce processus doit comprendre la participation des travailleuses de l’industrie du sexe et les défenseurs de leurs droits, ainsi que des représentants provinciaux et municipaux, et d’autres intervenants, dont des spécialistes et des responsables de l’application de la loi.
6. L’ÉGALITÉ POUR LES FEMMES PARTOUT AU MONDE
Sur les 1,3 milliard de personnes dans le monde qui vivent dans la pauvreté absolue, 70 % sont des femmes et des filles. Les femmes représentent la majorité des démunis de ce monde et sont touchées de manière disproportionnée par la guerre. Un nombre restreint, mais inacceptable, de pays refusent d’accorder aux femmes les droits de la personne fondamentaux, comme le droit de vote. Nous ne disposons toujours pas d’une agence onusienne consacrée aux droits de la femme, comparable à ce que fait l’UNICEF en terme d’effectif et de budget. Le plan du NPD pour appuyer l’égalité des femmes à l’échelle mondiale comprend :
a. Augmenter et améliorer l’aide
L’Agence canadienne de développement international a accordé une place prioritaire aux projets qui appuient les droits des femmes dans les pays en voie de développement. Il faut que ce travail continue, mais il faut faire plus. Les femmes sont des catalyseurs dans leurs collectivités. Ce sont des travailleuses et des mères qui veulent que l’avenir de leurs enfants soit meilleur. Les pays comme le Canada se doivent de les appuyer dans leurs efforts.

Le plan du NPD comprend une aide accrue. Le Canada n’a pas respecté son engagement de consacrer 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement. Le NPD a présenté un projet de loi d’initiative parlementaire axé sur l’élimination de la pauvreté et la promotion des droits de la personne, qui tient compte de la voix des gens pauvres, notamment celle des femmes.
b. Défendre les droits des femmes à l’échelle mondiale
À chaque jour et partout au monde, les droits économiques, civils et politiques des femmes sont bafoués. La Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) constitue un cadre détaillé pour les droits des femmes à l’échelle mondiale, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Le NPD soutient que le Canada doit promouvoir et défendre les droits des femmes, ici au pays et à l’étranger. Ceci veut dire que nous devons nous assurer d’abolir les lois discriminatoires, instaurer l’équité pour les femmes dans les milieux de travail et rendre accessible le financement et le support aux groupes de la société civile qui défendent les droits des femmes. Tout ceci vise à assurer que les femmes participent au processus de paix et à la mise en place de la démocratie et surtout, à s’attaquer à la pauvreté extrême à laquelle font face des millions de femmes et leurs familles partout au monde.
c. Retirer les troupes canadiennes de l’Afghanistan
Le gouvernement libéral et celui de M. Harper ont profité de la bienveillance des Canadiens en se servant des droits des femmes comme prétexte pour justifier le bombardement et la conduite de la guerre anti insurrectionnelle en Afghanistan. En réalité, cette guerre contre les talibans en Afghanistan ne favorise pas les intérêts des femmes de ce pays.
Les Afghanes sont aussi susceptibles d’être ciblées par la police locale, leur mari ou des seigneurs de guerre que par les talibans. Les troupes chassent les talibans; elles ne protègent pas les femmes des divers dangers qui les menacent. Les femmes sont toujours sujettes à l’emprisonnement arbitraire, au viol, à la torture et au mariage forcé.
C’est précisément parce que le NPD s’inquiète du sort réservé aux femmes afghanes qu’il réclame le retrait des troupes canadiennes, le retour à l’aide et au développement, et des négociations pour la résolution de la guerre en Afghanistan. Le NPD préconise des pourparlers pour la paix auxquels de nombreuses femmes participeraient. Il faut veiller à ce que les droits de la femme soient au coeur des efforts que déploie le Canada pour promouvoir les droits de la personne et le développement de la région.
d. Inclure les femmes dans les pourparlers pour la paix
Les femmes et les enfants sont les principales victimes de la guerre. Les Nations Unies et d’autres organisations internationales sont encore majoritairement masculines, et les femmes du monde n’ont pas vraiment leur mot à dire dans les décisions globales qui touchent leur vie quotidienne.
Le NPD appuie activement la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige que les femmes participent à tous les pourparlers pour la paix. Ce projet de loi a été adopté au Parlement mais dort au Sénat.
e. Lutter contre la traite de personnes
Selon les estimations, 2,5 millions de personnes sont victimes de la traite chaque année, et une majorité écrasante sont des femmes et des enfants. À peu près 92 % de la traite de personnes se fait à des fins d’exploitation sexuelle.
Le plan du NPD pour promouvoir l’égalité des femmes à l’échelle mondiale comprend la collaboration avec des ONG, des organismes de services d’aide aux victimes, la police et la communauté internationale pour empêcher la traite de personnes, protéger les victimes et faire appliquer les lois contre la traite.
| 1. | http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=89-503-X |
| 2. | http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=89-503-X |
| 3. | http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=89-503-X |
| 4. | Congrès du travail du Canada, Présentation à la Commission de l’assurance-emploi du Canada concernant l’établissement du taux de cotisation à l’assurance-emploi (a.-e.) (2003) 3 (1-11). En ligne : http://congresdutravail.ca/index.php/Unemployment_Insuran/1045?language=fr |
| 5. | http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=89-503-X |
| 6. | CCPA, Bringing Minimum Wages Above the Poverty Line. |
| 7. | http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=89-503-X |
















