5 mars 2012

Accord de libre-échange avec l’ue : le gouvernement doit faire preuve de transparence

Les Canadiens ont le droit de savoir quelles seront les conséquences de cet accord sur notre système de santé

OTTAWA – Notre système de santé n’est pas à vendre et il n’est pas question que le Canada signe une entente de libre-échange au détriment de notre système public. Voilà la principale conclusion de la première d’une série de tables rondes organisées par le NPD et portant sur l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne. L’objectif de cette série de discussions est de palier à l’absence de débat à la Chambre des communes sur cet accord qui affectera les services publics dont dépendent les Canadiens.

« Les conservateurs négocient derrière des portes fermées un accord qui pourrait avoir des impacts irréversibles sur les services publics canadiens, affirme la porte-parole adjointe en matière de santé du NPD, Anne Minh-Thu Quach. En favorisant une déréglementation, ils risquent d’ouvrir la porte au privé dans notre système et donc de menacer sa pérennité », ajoute-t-elle.

Un autre grand sujet d’inquiétude est la production de médicaments génériques. Des experts estiment que le coût des médicaments pourrait augmenter de près de 3 milliards de dollars par année au Canada si les délais d’accès aux médicaments génériques étaient prolongés, comme le demande l’Europe.

« Les propositions européennes visent à s’assurer que les multinationales pharmaceutiques d’Europe continuent d’augmenter leurs profits, au détriment des consommateurs canadiens, estime le porte-parole néo-démocrate en matière de commerce international, Brian Masse. Pourquoi est-ce que le gouvernement conservateur veut nous faire payer plus cher pour nos médicaments alors que nous faisons déjà partie de ceux qui paient les prix les plus élevés pour leurs produits au monde? »

Au cours des prochaines semaines, le Nouveau Parti démocratique va tenir d’autres tables rondes publiques sur l’impact éventuel de l’AECG dans différents secteurs, dont les municipalités, l’emploi, l’éducation et l’accès à l’information.