13 janvier 2015

Bilinguisme des juges : les conservateurs ne comprennent vraiment rien

Le porte-parole du NPD en matière de langues officielles, Yvon Godin (Acadie—Bathurst) est abasourdi par la nomination d’un unilingue anglophone au poste de juge en chef de la Cour canadienne de l’impôt.

« Une Cour fédérale nationale devrait avoir à sa tête quelqu’un de bilingue. Je ne sais plus dans quelle langue tenter de l’expliquer aux conservateurs, a affirmé Yvon Godin. Nous sommes dans un pays où il y a deux langues officielles, nos institutions se doivent d’en être le reflet! »

Le vendredi 19 décembre, alors que la Chambre des communes avait déjà ajourné, Stephen Harper a procédé à la nomination d’Eugene Rossiter, un unilingue anglophone, au poste de juge en chef de la Cour canadienne de l’impôt. Si la loi oblige l’alternance entre des juges civiliste et des juristes de Common Law, aucune disposition n’oblige le bilinguisme du juge en chef, ni même l’alternance entre un anglophone et un francophone.

« Il est plus que temps que ça change, s’est exclamé le député. J’ai tenté à plusieurs reprises d’imposer le bilinguisme des juges à la Cour suprême, mais encore là, les conservateurs ont voté contre en mai dernier. Et voilà maintenant qu’ils récidivent avec la Cour canadienne de l’impôt! C’est non seulement une question d’égalité entre les langues officielles, mais également une question d’accès égal à la justice. »