13 décembre 2012

Déclaration du porte-parole du NPD en matière de travail, Alexandre Boulerice, sur l’adoption du projet de loi C-377

Le NPD dénonce la tentative voilée des conservateurs de restreindre les droits des syndicats et de changer les règles des relations de travail, sous prétexte d’une plus grande transparence quant à la gestion de leurs finances.

Hier soir, le gouvernement conservateur a appuyé le projet de loi C-377 d’un député d’arrière-ban, dont le but caché est d’affaiblir le mouvement syndical.

Ce projet de loi va trop loin, selon le NPD, et c’est aussi l’avis de la Commissaire à la vie privée du Canada. Le NPD estime qu’il va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés et qu’il sera immanquablement invalidé devant les tribunaux puisqu’il viole la liberté d’association et la vie privée des personnes qui travaillent pour un syndicat.

C-377 sera également très coûteux pour les Canadiens et nécessitera beaucoup de bureaucratie. Le directeur parlementaire du budget estime que ses coûts seront beaucoup plus importants que les 2,4 millions de dollars prévus par l’Agence du revenu du Canada.

Les conservateurs invoquent l’obligation de la transparence pour justifier ce projet de loi, mais omettent de mentionner que les syndicats sont déjà tenus de rendre leurs informations financières disponibles à leurs membres.

Ce projet de loi entraînera un déséquilibre et profitera aux entreprises qui pourront avoir accès aux informations financières des syndicats et s’en servir à leur avantage.

Le NPD encouragera toujours la transparence, mais dénonce la tactique déguisée des conservateurs d’attaquer les droits des syndicats et de s’interposer dans les relations de travail.