18 juin 2012
Le NPD condamne les compressions dans le programme de santé des réfugiés
Des députés, des médecins et des réfugiés de partout au Canada demandent aux conservateurs d’annuler les compressions prévues
OTTAWA – Les néo-démocrates demandent au gouvernement conservateur de prêter l’oreille au concert de plus en plus imposant de médecins, d’experts de la santé et même d’anciens réfugiés qui condamnent les compressions prévues dans le Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) pour les réfugiés.
« Je demande au gouvernement de faire preuve d’empathie et de revenir sur cette décision avant qu’elle n’entre en vigueur à la fin du mois de juin, a déclaré la porte-parole néo-démocrate en matière d’immigration, Jinny Sims (Newton – Delta-Nord). L’idée selon laquelle nous avons tous la responsabilité de prendre soin l’un de l’autre, particulièrement des personnes vulnérables, est le fondement sur lequel nous avons bâti notre pays. Malheureusement, les conservateurs s’attaquent à cette valeur canadienne fondamentale. »
En avril, les conservateurs ont annoncé qu’ils apporteraient des changements au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) qui offre des prestations de santé temporaires pour les réfugiés. Les compressions priveront de nombreux réfugiés ou demandeurs d’asile légitimes, qui n’ont pas ou très peu de moyens financiers, de l'accès à des soins de santé.
« Il est inconcevable de penser que les conservateurs refusent à des réfugiés le droit fondamental d’obtenir des soins de santé. Ils s'attirent les faveurs politiques aux dépens de la vie des gens», a ajouté Sadia Groguhé (Saint-Lambert), porte-parole néo-démocrate adjointe en matière d’immigration.
Les députées néo-démocrates ont également affirmé que, tout comme cela est le cas avec le projet de loi C-31, les conservateurs utilisent des politiques vicieuses et qui sèment la division afin de tenter de monter les Canadiens contre les réfugiés et punir les personnes ayant besoin de notre aide.