13 février 2014

Le NPD inquiet du retour du projet de loi anti-travailleurs à la Chambre des communes; Les conservateurs acceptent de faire d’importantes concessions

Comme prévu, les députés conservateurs du Comité des ressources humaines ont renvoyé à la Chambre des communes le projet de loi C-525 - un projet de loi qui restreint la capacité des travailleurs de former un syndicat - pour le troisième et dernier vote malgré l’opposition du NPD.

« Ce projet de loi rendra bien plus ardue l’accréditation de nouveaux syndicats, exposant ainsi les travailleurs à une plus grande intimidation des employeurs et des consultants anti-syndicalistes. Même si nous n’avons pas été capables d'empêcher l'adoption de ce projet de loi anti-travailleurs, nous avons réussi à obtenir que les conservateurs acceptent de faire d’importantes concessions », a déclaré le porte-parole du NPD en matière de travail, Alexandre Boulerice (Rosemont--La Petite-Patrie).

Avant la modification, les seuils de vote du projet de loi C-525 auraient fait en sorte que les travailleurs dans les milieux fédéraux aient l'impossibilité de former un syndicat.

« Notre équipe de néo-démocrates a lutté avec acharnement afin de s'assurer que, lorsque des élections syndicales ont lieu, une majorité de votes détermine si les travailleurs forment un syndicat ou non, a affirmé la porte-parole du NPD en matière d’emploi et de développement social, Jinny Sims (Newton--Delta-Nord). L’équité est un principe que les néo-démocrates n’abandonneront jamais. »