Canada's NDP

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30 mai 2013

Le NPD veut que les artistes en arts visuels puissent tirer profit de la revente de leurs oeuvres

La motion M-445, qui propose la mise sur pied d’un droit de suite sur ces oeuvres, bénéficie d’un large appui

OTTAWA — Le porte-parole du NPD en matière de patrimoine, Pierre Nantel (Longueuil-Pierre-Boucher), a déposé une motion pour que le gouvernement fédéral reconnaisse un droit de suite pour les arts visuels.

«Un droit de suite permettrait aux artistes de vivre de leurs oeuvres et de profiter de la hausse de la valeur de leur travail avec le temps, a affirmé Pierre Nantel. C’est une solution pleine de bon sens qu’il faut étudier avec tous les intervenants du milieu culturel concernés pour la mettre en place rapidement.»

Un droit de suite permettrait aux artistes en arts visuels de toucher un petit pourcentage du montant de la transaction lorsqu’une de leurs œuvres est revendue. Plusieurs artistes comme les musiciens et les comédiens reçoivent des redevances quand leur œuvre est diffusée, mais les artistes en arts visuels ne sont rémunérés que lors de la première vente.

La motion M-445 annoncée aujourd’hui bénéficie d’un large appui, notamment de la Canadian Artists’ Representation/Le Front des artistes canadiens (CARFAC) et du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV). «Notre but est de démarrer une conversation nationale sur ce projet de créer, comme dans 69 autres pays, un droit pour les artistes sur les reventes de leurs œuvres», ajoute M. Nantel.

«Les premières ventes d’un artiste remportent souvent des montants limités. Énormément d’artistes vivent sous le seuil de la pauvreté, autant chez les jeunes artistes que les aînés, ajoute le porte-parole adjoint en matière de patrimoine, Andrew Cash (Davenport). On veut faire en sorte que ces artistes bénéficient au moins d’un petit pourcentage des profits de revente de leurs œuvres.»

Le droit de suite est devenu une norme internationale, au point où 69 pays l’ont adopté. La motion demande aussi que le cadre à mettre en place permette aux artistes Canadiens de tirer profit de la revente de leurs oeuvres à l’international.

«C’est seulement équitable que des artistes, dont plusieurs vivent dans la pauvreté, touchent une part du revenulorsque leurs œuvres sont revendues à fort prix», conclut M. Cash.