29 janvier 2012
Les conservateurs refilent une facture de plusieurs milliards aux provinces pour une politique erronée sur le crime
Le NPD exhorte Harper à collaborer avec les provinces au lieu de se contenter de les facturer
OTTAWA – Le NPD dénonce l’entêtement de Stephen Harper qui a décidé d’aller de l’avant de façon unilatérale avec son programme de prisons qui coûtera des milliards de dollars et que plusieurs provinces ont rejeté, faute de moyens.
« Les conservateurs aiment parler de collaboration avec les provinces et les territoires, mais comme nous l’avons vu la semaine dernière avec les négociations sur la santé, Stephen Harper a depuis longtemps cessé d’écouter les provinces », a dénoncé le député du NPD, Jack Harris (St. John’s–East).
Les ministres provinciaux et territoriaux se sont unis pour demander aux conservateurs de les consulter sur les coûts de leur projet de loi omnibus sur le crime. « Au lieu de faire preuve de leadership, Stephen Harper leur tourne le dos et refile la facture de son programme malavisé de prisons aux Canadiens », a dénoncé M. Harris.
Le gouvernement de l’Ontario a annoncé cette semaine que le projet de loi coûterait 1 milliard $ aux contribuables ontariens, tandis que Québec estime que les coûts de gestion des prisons pourraient s’élever à 545 millions $.
« En ces temps économiques difficiles, Stephen Harper ne se contente pas de sabrer dans les services dont les familles dépendent. Il cherche en plus à imposer les coûts élevés de son programme de prison aux provinces et à les laisser se débrouiller seules. C’est inacceptable », déplore la députée du NPD, Françoise Boivin (Gatineau).
« Les conservateurs auraient dû s’asseoir avec les provinces et les territoires pour discuter des implications financières de leur programme, au lieu d’imposer cette loi. Nous demandons maintenant aux conservateurs de refaire leurs devoirs et d’entreprendre des discussions avec les provinces avant que la loi ne soit adoptée, afin de convenir d’un mode de financement acceptable pour tous ».