5 avril 2012

Les conservateurs sont directement responsables de la fin de Droits et Démocratie

Hélène Laverdière critique le changement de ton du ministre Baird

OTTAWA

  • La porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière (Laurier – Ste-Marie) condamne les mesures prises par les conservateurs envers l’organisme Droits et Démocratie.

Le 2 avril dernier, le ministre Baird a laissé savoir que le gouvernement mettait fin aux activités de Droits et Démocratie, une organisation indépendante créée par une loi du Parlement en 1998.

« Le Canada est en train de perdre son rôle et sa réputation dans le domaine de la promotion de la démocratie, a déclaré Mme Laverdière. La fermeture de Droits et Démocratie est un autre coup dur pour la réputation du Canada. »

En décembre 2011, le ministre Baird avait fait part à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes de la décision du gouvernement de Stephen Harper, d’annuler le projet d’institut chargé de faire la promotion de la démocratie, pourtant promis dans le discours du Trône de 2008.

Il avait également indiqué que Droits et Démocratie allait « jouer un rôle plus important que par le passé. » Pourtant, quelques mois plus tard, il a mis la clé sous la porte de Droits et Démocratie, ce qui laisse le Canada sans agence de promotion de la démocratie.

« Le ministre Baird affirme que le mandat de Droits et Démocratie sera intégré au MAECI. Or, ce ministère est de plus en plus politisé par ce gouvernement, a indiqué Mme Laverdière, qui a également souligné que le MAECI ne possède pas les ressources nécessaires pour assumer ces responsabilités supplémentaires. Les conservateurs ont nommé leurs amis au sein du conseil d’administration de Droits et Démocratie, et ces derniers ont ensuite attaqué l’intégrité de son président et de ses employés. »

Selon Mme Laverdière, cette organisation, autrefois respectée, a été victime de la mauvaise gestion des conservateurs.