14 octobre 2011
Les familles d'abord agissons pour l'économie
Quand il est question d’économie, on entend souvent Stephen Harper blâmer les autres pays, comme s’il n’y avait rien que l’on puisse faire chez nous pour améliorer l’état des choses.
Mais les Canadiens sont de plus en plus nombreux à voir dans le discours du premier ministre un simple prétexte pour ne pas agir.
Cette semaine encore, Stephen Harper s’est empressé de montrer du doigt ceux qui, selon lui, sont responsables de nos problèmes économiques. Il a demandé au G20 d’agir pour ne pas avoir à le faire chez nous.
La même semaine, le ministre des Finances Jim Flaherty a affirmé que, même si les Américains avaient de bonnes raisons de s’inquiéter pour leur sécurité financière, les Canadiens, eux, n’avaient rien à craindre.
Si les conservateurs sortaient de leur bulle et descendaient de leurs jets gouvernementaux de temps à autre, ils verraient que tout n’est pas aussi rose qu’ils aiment le laisser entendre.
La fin de semaine dernière, le mouvement « Occupons Wall Street » s’est propagé hors du territoire américain pour atteindre le Canada. Cette manifestation des frustrations accumulées par les citoyens est plus que compréhensible.
Le taux de chômage est encore trop élevé au Canada, et atteint un niveau critique chez les nouveaux arrivants et les jeunes. Nous risquons de voir toute une génération se décourager quant à la possibilité d’accéder à un meilleur avenir.
La vie quotidienne continue de devenir de plus en plus dispendieuse puisque le coût des biens, allant de l’essence à l’épicerie, augmente plus rapidement que le taux d’inflation.
Selon l’Association canadienne de la paie, la majorité des familles du pays vivent dans l’attente de leur prochain chèque de paie, sans avoir la possibilité d’épargner ou de planifier pour l’avenir.
Et ceux qui ont réussi à économiser pour leur retraite voient maintenant leurs épargnes fondre au même rythme que dégringolent les marchés boursiers.
Il y a actuellement une crise d’endettement des ménages ici même au Canada. Avec le coût de la vie qui explose, une famille moyenne a 1,49 $ de dette pour chaque dollar de revenu annuel.
Tandis que Stephen Harper fait la morale aux autres pays, les Canadiens travaillent plus fort que jamais dans le seul espoir d’arriver à joindre les deux bouts.
Ce n’est donc pas surprenant s’il y a eu, au cours des récentes élections fédérales et provinciales, une montée sans précédent des appuis au NPD, puisque notre programme correspond aux priorités réelles des citoyens.
Les Canadiennes et les Canadiens ont lancé un message clair et il serait sage pour Stephen Harper d’en tenir compte. Ils en ont assez de voir les conservateurs pointer les autres du doigt. Ils ne veulent pas savoir à qui revient le blâme, ils veulent simplement que le gouvernement passe à l’action.
Des mesures doivent être prises pour favoriser la création d’emplois, et il n’est pas ici question des cadeaux que Stephen Harper a l’habitude de faire aux grandes entreprises et qui n’ont aucun effet positif sur l’économie. Les réductions d’impôt aux entreprises, doit-on le rappeler, ne garantissent en rien la création de nouveaux emplois.
Il faut des mesures pour protéger les pensions de retraite, et non pas les mesures improvisées de Stephen Harper pour encourager les familles à investir encore davantage dans des marchés boursiers qui dégringolent.
Nous avons besoin de mesures pour bâtir un avenir durable avec des emplois durables, et non pas d’un projet comme celui du pipeline Keystone qui aura pour effet de délocaliser le pétrole et les emplois vers le sud.
Ce gouvernement doit, pour une fois, faire preuve de leadership et favoriser la stabilité du marché du travail en cette période d’instabilité économique. Nous n’avons pas besoin de l’ingérence constante de Stephen Harper dans les conflits de travail. Cette approche ne peut qu’augmenter l’insécurité des travailleurs en faisant disparaître les mesures qui incitaient traditionnellement toutes les parties à s’asseoir et à négocier de bonne foi.
Bref, nous constatons que les conservateurs ne sont pas réceptifs aux besoins des familles. Le NPD, lui, est à l’écoute.
Il est temps pour ce gouvernement d’arrêter de faire la morale aux autres, et de se mettre au travail pour trouver des vraies solutions.
Il est temps d’agir pour le bien-être de tous, et pas seulement pour celui de quelques privilégiés.
L’équipe du NPD défend l’intérêt des familles d’ici – et continuera à mettre de l’avant des solutions pratiques et abordables pour s’assurer que personne ne soit laissé pour compte.
Ensemble, bâtissons l’avenir du Canada.
Nycole Turmel Le 14 octobre 2011