10 janvier 2018

Les libéraux doivent cesser leurs règlements de compte envers les survivants du pensionnat St. Anne

TIMMINS – Le NPD demande à la ministre Bennett d’être honnête au sujet de la vendetta de son ministère contre les survivants du pensionnat autochtone St. Anne. Le juge Paul Perrell, dans une décision de la Cour supérieure de l’Ontario, a déterminé que la tactique du gouvernement fédéral visant à s’en prendre à deux personnes survivantes du pensionnat, pour le remboursement de frais juridiques, constituait un « règlement de compte ».

« Ce type de vendetta politique contre des survivants ayant subi des sévices brutaux est inacceptable. Pourquoi le ministère de Mme Bennett s’intéresse-t-il davantage à régler ses comptes avec des survivants, qu’à s’assurer que la réconciliation a bel et bien lieu? se demande Charlie Angus, porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones (jeunesse). Le gouvernement a supprimé des preuves de crimes perpétrés à St. Anne et poursuivi les survivants avec les pires tactiques légales. Il est inadmissible qu’il se serve des ressources illimitées du ministère de la Justice, alors que certains survivants n’arrivaient même pas à payer leurs frais d’autobus pour se rendre à leur propre audience. »

Dans sa décision, le juge Perrell a qualifié la relation du gouvernement avec les survivants de St. Anne de « véritable plaie d’animosité, de méfiance et de ressentiment », laquelle a mené un survivant désespéré à faire une tentative de suicide.

« Cette vendetta doit cesser. J’ai toujours eu un grand respect pour la ministre Bennett, mais je ne comprends pas pourquoi elle donne son accord à de telles pratiques de la terre brûlée, a ajouté M. Angus. Il faut qu’elle stoppe ses avocats et accepte de s’asseoir avec les survivants de St. Anne. La réconciliation restera un mot vide au Canada, tant et aussi longtemps que les survivants de St. Anne n’obtiendront pas justice. »