1 février 2018

Un an plus tard : la promesse brisée des libéraux sur la réforme électorale

OTTAWA – Aujourd’hui marque le premier anniversaire de la promesse brisée du premier ministre Justin Trudeau de faire de l’élection de 2015 la dernière à se dérouler selon le système majoritaire uninominal à un tour. À cette occasion, l’agent de liaison pour la Colombie-Britannique et porte-parole du NPD en matière de réforme démocratique, Nathan Cullen, s’est présenté aux côtés d’intervenants pour rappeler aux Canadiennes et Canadiens déçus qu’il leur sera possible de faire à nouveau de cette question un enjeu électoral en 2019.

« Mettons les choses au clair : lors de la plus récente élection – qui devait être la dernière à se faire par scrutin majoritaire uninominal – les deux tiers de l’électorat ont voté pour un parti qui promettait une réforme électorale. Il s’agissait d’une promesse claire de la plateforme libérale, et Justin Trudeau l’a répétée des centaines de fois, a affirmé M. Cullen. En choisissant d’abandonner la réforme électorale, ce premier ministre a pris une de ses plus cyniques décisions. La population canadienne a toutes les raisons de se sentir encore trahie. »

Avant que les libéraux ne brisent leur promesse de réforme électorale, 90 % des experts et 80 % des Canadiens qui ont témoigné ont demandé au gouvernement d’adopter un système proportionnel. Le premier ministre aime recourir à l’argument fallacieux selon lequel un système proportionnel est « dangereux », mais cet énoncé est empreint de mauvaise foi et a été réfuté à plusieurs reprises.

« Dans les étapes préalables à la trahison sur la réforme électorale, il est devenu évident que les libéraux ont décidé de maintenir le système actuel parce qu’ils en profitaient, point final. Mais la population canadienne peut garder espoir, a ajouté M. Cullen. Les Britanno-Colombiens et Britanno-Colombiennes vont bientôt poster leur bulletin de vote dans le cadre d’un référendum sur la représentation proportionnelle. Au Québec, tous les partis de l’opposition ont appuyé la représentation proportionnelle en vue du prochain scrutin provincial. Et à l’Île-du-Prince-Édouard, un référendum sur le système électoral est prévu au cours de la prochaine élection provinciale. Avec le travail de toutes ces provinces, nous pouvons espérer que cela inspirera les autres, et que la prochaine fois que nous voterons au niveau fédéral pour une réforme électorale, elle deviendra une réalité. »