24 juin 2015

Un rapport révèle que les conservateurs ont induit les Canadiens en erreur

Le NPD est consterné d’apprendre que le Service canadien du renseignement de sécurité n’avait pas demandé au gouvernement conservateur de mettre en place les nouvelles mesures de partage de l’information mis en œuvre par les conservateurs dans la Loi antiterroriste de 2015.

« Le NPD s’est opposé à la Loi antiterroriste de 2015 dès le début. Il était évident que C-51 accorderait de nouveaux pouvoirs sans précédent, que ce projet de loi était excessif et manquait de mécanismes de surveillance, a affirmé le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, Randall Garrison (Esquimalt—Juan de Fuca). Nous apprenons maintenant que les conservateurs ont menti quand ils ont dit aux Canadiens que ces mesures étaient nécessaires. En fait, le SCRS affirmait à l'interne pouvoir se contenter des lois déjà existantes. »

Un rapport récent obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information révèle que contrairement à ce qu’avaient affirmé les conservateurs, la réduction des protections à la vie privée de la Loi antiterroriste de 2015 n’était pas nécessaire. Cette nouvelle loi supprime les protections qui assurent que les renseignements sur les citoyens canadiens respectueux de la loi ne sont pas signalés aux services de sécurité et de renseignement sans motif légitime. Le commissaire à la vie privée du Canada, Daniel Therrien, s’est fortement opposé à ces changements en affirmant qu’ils étaient « clairement excessifs ».

« Alors que les libéraux appuient sereinement la loi dangereuse des conservateurs, les Canadiens peuvent compter sur les néo-démocrates de Thomas Mulcair pour réparer les dégâts causés par Stephen Harper », a conclu Randall Garrison.