18 décembre 2018

Déclaration du NPD pour le vingtième anniversaire de la signature par le Canada du Statut de Rome

La porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière, a fait la déclaration suivante :

« Aujourd’hui marque le vingtième anniversaire de la signature par le Canada du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), la toute première cour ayant la juridiction permanente pour poursuivre les personnes qui commettent les plus sérieux crimes internationaux.

Depuis sa création, la CPI a entendu plus de 28 cas et condamné 8 individus. Dix examens préliminaires pouvant mener à des examens complets sont aussi en cours.

Malgré cette réussite cruciale pour l’humanité dans laquelle le Canada a joué un rôle essentiel, il y a plusieurs raisons d’être outré·es par l’état actuel des droits humains dans le monde aujourd’hui. Les violations des droits humains peuvent mener à des atrocités de masse lorsque règne l’impunité, que l’État de droit est défaillant, et qu’il y a un manque de respect pour le principe fondateur de la Déclaration universelle des droits de l’homme : que chaque personne naît avec des droits inaliénables qui doivent être protégés en tout temps.

Les personnes qui défendent la justice internationale continuent de subir d’importants revers, notamment en raison de la montée de l’autoritarisme et de l’impunité qui facilitent la perpétration de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de génocides.

Plus tôt cette année, j’ai fièrement présenté une motion – qui a été adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes – demandant au gouvernement de soutenir les démarches pour que la Cour pénale internationale soit saisie de la situation au Myanmar. Le gouvernement doit appuyer de manière plus proactive et plus énergique le travail de la CPI, au lieu de soutenir sélectivement les cas qui servent ses intérêts. Il doit aussi accroître son financement à la CPI, qui a elle-même déclaré que les contraintes budgétaires ont entravé sa capacité à fonctionner efficacement.

Nous ne pouvons pas obtenir une paix à long terme sans la justice. Les roues de la justice internationale tournent peut-être lentement, mais nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer qu’elles continuent de tourner, contre vents et marées. »