8 février 2019

Déclaration du NPD sur l’Année internationale des langues autochtones

Jagmeet Singh, le chef du NPD du Canada, a émis la déclaration suivante :

« Les néo-démocrates se réjouissent de la proclamation, par l’Organisation des Nations Unies, que 2019 soit l’Année internationale des langues autochtones.

Selon les plus récentes données du recensement, il y a aujourd’hui plus de 70 langues autochtones au Canada, qui reflètent la riche diversité des peuples autochtones à travers le pays. Cela inclut les langues algonquiennes, inuites, athabascanes, sioux, salishes, tsimshianiques, wakashanes et iroquoiennes ainsi que le Michif, le Tlingit, le Kutenai et le Haïda.

Malheureusement, les trois quarts des langues autochtones au Canada recensées par l’UNESCO sont menacées. En 2016, 15,6 % de la population autochtone a rapporté être en mesure d’avoir une conversation en langue autochtone, une baisse par rapport à 21,4 % qui répondaient la même chose en 2006. Cette tendance est souvent la conséquence directe du système des pensionnats autochtones – dans lequel les enfants autochtones n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle –, de la rafle des années 60, et du système actuel de protection de l’enfance qui retire un nombre disproportionné d’enfants autochtones de leur communauté. Le sous-financement chronique des services et programmes autochtones a aussi contribué au déclin des langues autochtones.

Le projet de loi sur les langues autochtones déposé par le gouvernement est un pas dans la bonne direction. Nous espérons que cela mènera à la véritable protection et revitalisation des langues autochtones dans le pays. Nous devons toujours tenter de faire mieux en protégeant intégralement les droits linguistiques des peuples autochtones, comme cela est clairement énoncé dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Après des siècles de colonialisme, les Autochtones ne méritent rien de moins. »