15 mars 2019

Déclaration du NPD sur l’entente sur les tiers pays sûrs

Jenny Kwan, la porte-parole du NPD en matière d’Immigration, de Réfugié.es et de Citoyenneté, a fait la déclaration suivante :

« En janvier 2018, des notes internes et des rapports remis au ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté l’ont informé « qu’avec le récent influx de demandeurs d’asile au Canada, l’entente sur les tiers pays sûrs (ETPS) ne fonctionne plus comme prévu ». Évidemment que l’ETPS ne fonctionne plus « comme prévu »!

Comme je le dis depuis janvier 2017, les États-Unis sous la présidence de Donald Trump ne sont pas un pays sûr pour les demandeurs et demandeuses d’asiles. L’entente dans son ensemble est fondée sur l’hypothèse que le Canada et les États-Unis ont à tout le moins des politiques et des procédures comparables, sinon égales, en ce qui concerne le traitement des demandes d’asile.
Les enfants d’immigrant.es continuent d’être séparés de leurs parents et d’être placés en détention. Nous avons vu des vidéos d’enfants d’aussi peu que trois ans être amenés en cour, seuls, pour leur propre audience de déportation. Il y a des enfants qui sont encore perdus dans le système et qui pourraient ne jamais revoir leurs parents. Ce traitement inhumain va à l’encontre du droit canadien et international sur les droits des enfants.
La violence des gangs et des cartels et la violence basée sur le genre ne sont plus considérées comme des raisons justifiant une demande d’asile aux États-Unis. Cette mesure cible intentionnellement les demandeurs et demandeuses d’asile d’Amérique Centrale et du Sud et est incompatible avec le droit canadien et international.
Le seul changement que nous pouvons apporter à l’ETPS qui respecte l’humanité des demandeurs et demandeuses d’asile et qui permet au Canada de respecter ses obligations nationales et internationales est de suspendre l’entente.
Suspendre l’ETPS permettra aux demandeurs et demandeuses d’asile d’entrer de façon sécuritaire et ordonnée à des points d’entrée autorisés afin de faire une demande d’asile. Cela augmentera l’efficacité du processus et favorisera la sécurité dans les communautés frontalières partout au Canada, tout en traitant avec respect et dignité les personnes qui fuient la violence, comme le droit canadien et international l’exige. »