13 janvier 2013
Déclaration du porte-parole en matière d’affaires étrangères, Paul Dewar, concernant la destitution de la juge en chef sri-lankaise, Shirani Bandaranayake
L’opposition officielle condamne sans réserve la récente destitution de la juge en chef sri-lankaise, Shirani Bandaranayake, qui n’est rien de moins qu’une violation des droits de l’homme à motif politique.
Nous exhortons au gouvernement canadien à déclarer sans équivoque que le Canada ne participera pas à la réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth. Cet acte injustifiable démontre, malheureusement, que le gouvernement sri-lankais ne s'applique pas à l’amélioration des conditions nécessaires au respect et à la réalisation des droits de la personne.
Le gouvernement sri-lankais ne cesse de porter atteinte à l’indépendance et à l’intégrité de la justice. La destitution de la juge en chef Shirani Bandaranayake est le résultat d’un processus opaque et est largement considérée comme un châtiment pour avoir pris des décisions qui ne plaisaient pas au gouvernement.
Le NPD est solidaire avec la juge en chef Bandaranayke et avec les gens de conscience de partout au monde et il appelle le gouvernement du Sri Lanka à s’engager à honorer et à respecter les valeurs de bonne gouvernance et les droits de la personne.
Nous exhortons les membres du Commonwealth à se lever et à dénoncer cette attaque sur l’indépendance du système judiciaire. Les pressions diplomatiques internationales doivent être centrées sur la mise en œuvre des recommandations du panel d’experts du Secrétaire général sur le Sri Lanka, qui a révélé des allégations crédibles de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.