21 juin 2019

Le Canada doit en faire davantage pour protéger les réfugié.es LGBTQI2+

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, et la porte-parole du NPD en matière d'immigration, de réfugié.es et de citoyenneté, Jenny Kwan, ont fait la déclaration suivante :
« Être LGBTQ2I+ est un crime dans plus de 70 pays, et dans 14 d’entre eux, des personnes risquent toujours la mort ou la prison à vie uniquement pour être qui elles sont.

Dans le monde, il y a quelque 41,3 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDI) et de nombreuses personnes LGBTQ2I+ vivent dans la crainte d'être persécutées. Elles peuvent être arrêtées, détenues ou attaquées arbitrairement et n'ont trop souvent d'autre choix que de fuir leur pays pour trouver refuge ailleurs. Malheureusement, elles se heurtent à d'importants obstacles lorsque vient le moment de trouver un passage sûr pour présenter une demande d'asile. Elles peinent aussi à atteindre un pays qui garantira leur sécurité, car même si elles parviennent à fuir vers un autre pays, leur existence est souvent criminalisée dans le premier pays où elles entrent. De ce fait, beaucoup trop de personnes ne peuvent toujours pas trouver un passage sûr et demeurent en grand danger.

Le Canada avait une filière d'immigration pour les personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, la catégorie des personnes de pays source, mais le gouvernement Harper l'a éliminée. Les néo-démocrates demandent au Canada d'établir un nouveau programme qui offre un passage sécuritaire aux personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et de mettre en place des mesures spéciales pour aider à la réinstallation des personnes déplacées LGBTQI2+.

Pour tirer parti des capacités des organisations de défense des réfugié.es sur le terrain, les néo-démocrates demandent au gouvernement de travailler en collaboration avec des organisations comme la Canadian Rainbow Coalition for Refugees afin d'aider les personnes LGBTQI2+ à se réinstaller au Canada. Le (RRAP) s'est avéré être un programme pilote fructueux et précieux. Il est temps d'en faire une initiative permanente dotée d'un financement adéquat à long terme et d'augmenter le nombre annuel de personnes qui peuvent en bénéficier. De plus, afin d'assurer l’intégration réussie des personnes LGBTQI2+ après leur arrivée au Canada, nous devons également accentuer nos efforts de relocalisation en nous assurant que les organismes d’aides aux réfugié.es reçoivent les fonds et les ressources nécessaires pour embaucher du personnel formé sur les enjeux d'identité sexuelle et de genre et sur les traumatismes vécus par ces personnes.

La population canadienne est fière de nos efforts humanitaires et de notre compassion. Nous devons en faire davantage pour continuer d'offrir aux personnes LGBTQI2+ persécutées dans le monde des raisons d'espérer. »