29 novembre 2018

Le NPD demande au gouvernement d’aller plus loin dans ses sanctions aux saoudiens en mettant fin aux exportations d’armes

Hélène Laverdière, porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères, a fait la déclaration suivante:

« Les néo-démocrates se réjouissent de voir le gouvernement répondre à notre appel d’appliquer des sanctions en vertu de la loi Magnitski aux responsables du meurtre de Jamal Khashoggi.
Il est important de demander des comptes aux responsables de ce meurtre. Cependant, le nombre d'actifs des 17 personnes ciblées au Canada et l'impact des sanctions sur elles ne sont pas clairs. Nous ne disposons pas d'une réponse complète concernant toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Kashoggi. C'est pourquoi nous avons besoin d'une enquête indépendante dirigée par l'ONU, comme l'a réclamé Amnistie internationale.
Cette réponse tardive et timide du gouvernement ne résout pas l’ensemble des problèmes existants dans les relations entre le Canada et l’Arabie saoudite. Les néo-démocrates estiment en effet que le problème va bien au-delà du meurtre de Khashoggi. Le Royaume a toujours fait preuve d’un mépris absolu pour les droits de la personne en général, comme en témoigne son implication dans les terribles souffrances auxquelles nous assistons au Yémen, ainsi que la détention et l’emprisonnement de défenseur·es des droits tels que Raif Badawi et Loujain Al-Hathloul.
Nous continuerons à faire pression sur le gouvernement libéral pour qu'il ait le courage d'aller au-delà des sanctions et cesser immédiatement toute vente d'armes à l'Arabie saoudite, comme l'ont fait l'Allemagne et d'autres alliés. Cela fait plus d'un mois que le Premier ministre a annoncé qu'il examinait les permis d'exportation actuels vers le Royaume.
Les néo-démocrates croient que la réunion du G20 à Buenos Aires est un moment opportun pour le Canada et ses alliés d'exprimer leur horreur devant le bilan atroce des droits humains en Arabie saoudite. Nous devons faire pression sur les dirigeants saoudiens afin qu'ils acceptent une enquête menée par l'ONU sur Khashoggi, pour qu’ils libèrent enfin Raïf Badawi et les militant·es pour les droits des femmes, et pour qu’ils mettent fin à leurs crimes de guerre au Yémen. Ce n'est pas le moment de sourire sur des photos avec le prince héritier saoudien. »