26 juillet 2019

Le NPD réagit au plan du Parti Vert de privatiser l’eau des premières nations au profit de SNC

Le porte-parole du NPD en matière d'Éthique et pour la Jeunesse authochtone, Charlie Angus, a fait la déclaration suivante:

« Garantir le droit à l'eau potable aux familles des Premières Nations est l'un des défis moraux fondamentaux auxquels notre pays est confronté. J'ai donc été consterné et déçu d'apprendre que le Parti Vert d'Elizabeth May propose de profiter de cette crise pour confier à SNC-Lavalin, qui est actuellement accusé de corruption internationale, des contrats relatifs aux infrastructures d'eau dans les réserves.

En ce moment même, mes collègues et moi travaillons aux côtés des dirigeants autochtones pour défendre le droit à l'eau potable dans des collectivités comme Attawapiskat et Grassy Narrows. J'ai vu de mes propres yeux les effets dévastateurs sur les enfants et les aîné·es qui sont malades parce qu'elles et ils ont été traité·es comme des citoyen·nes de troisième classe par le gouvernement fédéral. Pourtant, je n'ai jamais rencontré une collectivité qui pensait que la solution était de privatiser les réseaux d'aqueduc au profit des grandes entreprises. Elles veulent et s'attendent à ce que tous les autres Canadiens et Canadiennes tiennent pour acquis le droit à des réseaux d'aqueduc et d'égout financés adéquatement.

La proposition d'Elizabeth May n'est pas efficace. Nous sommes confronté·es à l'incapacité des gouvernements libéraux et conservateurs de respecter leurs obligations morales, fiduciaires et conventionnelles. Ce n'est pas le temps d'expérimenter la privatisation du système de distribution d'eau. Ce n'est certainement pas le moment pour le Parti Vert d'utiliser cette crise comme une chance de promouvoir une multinationale accusée de corruption. Quel genre de message cela envoie-t-il aux communautés autochtones sur la valeur de la réconciliation?

Les néo-démocrates continueront de travailler avec les communautés et les dirigeants des Premières Nations et d'écouter ce qu'ils ont à dire. Ensemble, nous luttons pour le principe selon lequel chaque citoyen·ne de ce pays - autochtone et non autochtone - a droit à l'accès à de l'eau propre et salubre grâce à des investissements appropriés dans les infrastructures publiques.

Concentrons-nous sur le vrai problème. Le gouvernement fédéral doit investir davantage pour assurer la salubrité de l'eau et lever définitivement tous les avis concernant la qualité de l'eau potable. Les néo-démocrates ne s'arrêteront pas avant que le travail ne soit terminé.​ »