6 février 2019

Le NPD réagit au projet de loi des libéraux sur les langues autochtones

OTTAWA – Mardi, le NPD a réagi au projet de loi des libéraux sur les langues autochtones en soulignant d’importantes lacunes dans son contenu, qui ne répond pas aux attentes des peuples autochtones. Le projet de loi ne garantit pas un financement stable sur lequel les communautés autochtones peuvent compter pour préserver leurs langues en soutenant les gardiens de celles-ci et les enseignants.

« J’ai travaillé fort au Parlement afin d’obtenir des mesures législatives pour promouvoir et défendre les langues autochtones, et je vois le projet de loi du gouvernement comme un premier pas positif, a déclaré le porte-parole du NPD en matière de réconciliation, Romeo Saganash. Il y a toutefois place à l’amélioration si nous souhaitons que le projet de loi aide à revitaliser les langues autochtones et favorise significativement la réconciliation ».

La vaste majorité des langues autochtones au Canada sont considérées menacées et il est crucial de préserver le savoir linguistique avant qu’il ne soit perdu complètement. Alors que l’objectif du projet de loi libéral est de protéger et préserver ces langues, il n’intègre pas certaines recommandations clés formulées par les expert·es pour y arriver.

De plus, des inquiétudes légitimes ont été soulevées en lien avec le processus de préparation du projet de loi. Les Inuits s’attendaient à ce qu’il reflète leurs besoins et intègre leurs propositions afin de respecter le codéveloppement et la réconciliation, mais, dans sa forme actuelle, le projet de loi ne répond pas à ces attentes.

« La définition des organisations autochtones et des corps dirigeants autochtones employée par le gouvernement libéral dans le projet de loi est vague. Les décisions qui concernent la représentation doivent respecter la souveraineté des peuples autochtones et leur droit à l’autodétermination, a ajouté M. Saganash. Ignorer ce droit humain fondamental serait une violation claire des droits autochtones et un pas dans la mauvaise direction en vue d’une véritable réconciliation. »