17 décembre 2018

Le règlement sur la protection des passagers aériens est insuffisant, selon le NPD

OTTAWA – Malgré les appels répétés du NPD au cours des dix dernières années demandant que des actions soient prises concernant la protection des passagers aériens, l’annonce du ministre Garneau aujourd’hui n’inclue aucune mesure afin de protéger les passagers aériens durant la saison des Fêtes ou avant la fin de 2019.

« Si le gouvernement avait la volonté de faire ça correctement, il aurait déjà mis en place des droits de base pour les passagers aériens, en se donnant la capacité de mettre à jour la régulation dans le futur, a déclaré le porte-parole du NPD en matière d’industrie, Brian Massé. Au lieu de cela, la population canadienne a dû attendre pendant que le gouvernement menait consultation après consultation, et elle doit maintenant attendre encore soixante jours pendant un énième processus de consultation. C’est absurde. »

Jusqu’à maintenant, les compagnies aériennes ont pu choisir quand elles aideraient les consommateurs et consommatrices qui se plaignent et quelle compensation leur verser. L’annonce d’aujourd’hui aurait dû changer ce système, mais elle laisse aux passagers et passagères la responsabilité de déposer une plainte formelle afin d’obtenir une compensation pour des délais non-désirés et autres problèmes lors de leur voyage.

« En ouvrant ainsi le processus de régulation, et en permettant aux compagnies aériennes de faire part de leurs inquiétudes, il y a un risque qu’elles viennent aseptiser la régulation – ou pire, qu’elles demandent de nouveaux frais afin de couvrir les futures compensations versées aux passagers et passagères pour leurs propres erreurs, a ajouté M. Massé. C’est l’équivalent de mettre en place une politique d’assurance pour les passagers et passagères qu’ils et elles ne pourront peut-être jamais utilisée. »

Ce processus ajoute à la déception que la population canadienne après des années de promesses qui n’ont pas été suivies par des actions concrètes. En procédant par voie de règlement plutôt qu’en légiférant, le ministre Garneau et les personnes qui lui succéderont pourront changer la réglementation comme bon leur semble. Un changement de gouvernement pourrait mener à l’abolition de ces droits si le ou la ministre le souhaite. Il est grand temps que le gouvernement libéral prenne ses responsabilités et présente immédiatement un projet de loi afin de protéger la population canadienne et de cimenter ces droits pour le futur.