5 mai 2026
Les néo-démocrates exhortent Ottawa à appliquer la Loi canadienne sur la santé à la suite de la révision de la loi sur la santé de l'Alberta
OTTAWA — Des expert·es juridiques indépendant·es ont confirmé que la nouvelle loi albertaine sur les soins de santé privés contrevient à la Loi canadienne sur la santé. Les néo-démocrates exhortent le gouvernement fédéral à protéger le système de santé sur lequel comptent tou·tes les Canadiennes et Canadiens.
« Notre système d’assurance-maladie est l’une des promesses fondamentales de ce pays, mais il est menacé comme jamais auparavant », a déclaré Avi Lewis, chef du NPD. « Le gouvernement fédéral a trop longtemps fermé les yeux pendant que les premiers ministres conservateurs démantelaient notre système. Il doit user de ses pouvoirs pour faire respecter la Loi canadienne sur la santé et financer adéquatement les soins de santé afin que les provinces ne puissent plus se servir d’Ottawa comme prétexte pour privatiser davantage. »
L’analyse juridique commandée par la Coalition canadienne de la santé conclut que les modifications apportées à ce qui était le projet de loi 11 permettraient aux gens de payer de leur poche pour un accès plus rapide aux soins et permettraient aux médecins de privilégier les patient·es privé·es les plus aisé·es, ce qui allongerait les délais d’attente pour tou·tes les autres.
« Les néo-démocrates affirment depuis des mois que les systèmes à deux vitesses proposés par Danielle Smith sont illégaux et nuiront à la population », a déclaré Heather McPherson, députée d’Edmonton Strathcona et cheffe parlementaire du NPD. « La Loi canadienne sur la santé vise à protéger une promesse fondamentale : le droit de chaque Canadienne et Canadien d’obtenir les soins dont il a besoin, en fonction de ses besoins et non de sa capacité de payer. Cette promesse fait partie intégrante de notre identité canadienne. La protéger est l’une des missions les plus essentielles du gouvernement fédéral. »
« Les premiers ministres de tout le pays observent attentivement la suite des événements », a déclaré Heather McPherson. « Si cette décision est maintenue, cela ouvrira la voie à une privatisation accrue, à une réduction drastique du système de santé canadien et à des délais d'attente plus longs pour les Canadiennes et Canadiens dans toutes les provinces. »
« Les Canadiennes et Canadiens n’ont pas bâti un système de santé public pour qu’il soit discrètement remplacé par un modèle payant permettant de passer devant tout le monde. Ce qui se passe en Alberta est inacceptable, et le gouvernement fédéral doit appliquer la Loi canadienne sur la santé et y mettre un terme », a ajouté Gord Johns, porte-parole du NPD en matière de santé et député de Courtenay—Alberni.