30 janvier 2019

Moisissures dans les maisons des premières nations : le NPD dénonce l’inaction des libéraux

La négligence des libéraux provoque une épidémie de moisissures à grande échelle dans les habitations des réserves et du Nord.

OTTAWA – Aujourd’hui, les député·es du NPD Charlie Angus (Timmins—Baie James), Niki Ashton (Churchill—Keewatinook Aski), Georgina Jolibois (Desnethé—Missinippi—Rivière Churchill) et Romeo Saganash (Abitibi—Baie James—Nunavik—Eeyou) ont dénoncé le gouvernement libéral qui se traîne les pieds sur la question des moisissures dans les maisons des Premières Nations.

« La crise à Cat Lake est une honte nationale, et ce n’est que la pointe de l’iceberg, a déclaré M. Angus. Les moisissures dans les habitations des réserves constituent une crise invisible dont le gouvernement est au courant au moins depuis 2003, lorsque le vérificateur général a tiré le signal d’alarme. Plus de 15 ans, une stratégie nationale et un nombre incalculable de crises plus tard, les communautés continuent de perdre des maisons, et les gens continuent de tomber malades. »
« C’est la même chose dans le Nord du Manitoba, a ajouté Mme Ashton. Alors que le premier ministre parle de réconciliation, les gestes de son gouvernement montrent le contraire. Nous parlons de conditions de vie inacceptables. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau doit agir maintenant. »
« Dans le Nord, les moisissures sont devenues la nouvelle norme pour beaucoup de monde, a souligné Mme Jolibois. Les gens ont arrêté de rapporter la présence de moisissures dans leurs maisons tout simplement parce qu’ils savent que rien ne sera fait à ce sujet, alors ça ne vaut plus la peine d’essayer. Dans le Nord, les maisons sont construites avec les standards du Sud, mais il y a de grandes différences de climat et de besoins en habitation entre les deux régions. Le gouvernement libéral doit être proactif. Nous avons des solutions et nous avons besoin de financement, pas de nouvelles études. »

Le logement est un droit issu des traités reconnu au Canada et les conventions de l’ONU affirment que les peuples autochtones ont un droit au logement sans discrimination et de façon égale aux autres citoyens canadiens. Cependant, considérant la situation inacceptable du logement dans les réserves, il est évident que les libéraux de Justin Trudeau ont échoué à respecter ces droits.

« Le Canada a signé plusieurs traités internationaux sur les droits de la personne et d’autres instruments juridiques qu’il a l’obligation de respecter, a ajouté M. Saganash. Le premier ministre a déjà reconnu le droit à un logement convenable, et il doit accepter que le Canada a l’obligation de fournir un logement à certaines populations vulnérables ou marginalisées. Clairement, compte tenu de l’histoire du Canada, cela s’applique aux communautés nordiques et autochtones. Le gouvernement libéral doit cesser de faire de la discrimination envers les peuples autochtones. »