2 avril 2019

Nous devons avoir un Commissaire à la jeunesse au niveau fédéral

OTTAWA – La porte-parole du NPD pour la jeunesse Anne Minh-Thu Quach (Salaberry—Suroît) va déposer un projet de loi pour créer le bureau du commissaire fédéral à la jeunesse. Il permettrait de répondre à des recommandations de l’appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et de s’assurer que les droits des enfants, prévus dans la Convention relative aux droits des enfants et dans la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, soient appliqués dans les lois et programmes fédéraux.

« Cela répond à une demande de la part de nombreux groupes qui travaillent sur le dossier des droits des enfants depuis 30 ans. Le commissaire aura les pouvoirs d’éduquer sur les droits des enfants, de recommander au gouvernement de faire de la recherche et d’enquêter au besoin. Le comité des Nations Unies sur les droits des enfants pousse le gouvernement canadien à l’avoir, affirme Mme Quach. Avoir un commissaire permettrait de combler des lacunes que les commissaires et défenseurs provinciaux ne peuvent traiter, soit de surveiller les politiques fédérales. Les enfants et les jeunes doivent pouvoir compter sur un représentant et une personne qui pourra faire l’éducation de leurs droits. »

Le commissaire aura d’importants rôles, en particulier celui de savoir exactement ce que fait le gouvernement fédéral pour les enfants et jeunes des Premières Nations, Métis et Inuits et de s’assurer qu’il respecte les différents textes de loi.

« Ce nouveau bureau aura les moyens pour conseiller le gouvernement, mais aussi enquêter et dénoncer les actions du gouvernement fédéral qui vont à l’encontre des droits des enfants et jeunes des Premières Nations, Métis ou Inuits, explique le porte-parole pour la jeunesse autochtone Charlie Angus (Timmins – James Bay). C’est pourquoi ma collègue et moi recommandions que le premier ou la première commissaire soit d’origine autochtone. Il permettra d’établir l’organisation et les précédents nécessaires pour une bonne collaboration de nation à nation. »

Citations de groupes en soutien à la création d’un commissaire fédéral à la jeunesse :

« Nous accueillons favorablement le projet de loi concernant la création du bureau du commissaire fédéral à la jeunesse. En plus de soutenir la défense des intérêts de tous les enfants, il pourra porter une attention aux enjeux spécifiques des enfants issus des Premières Nations. Il sera essentiel que les autorités politiques des Premières Nations soient pleinement impliquées dans la définition de son mandat afin qu’il soit complémentaire et en appui à la Déclaration sur les droits des enfants des Premières Nations au Québec, telle qu’adoptée par les chefs de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), en 2015, tout en respectant les droits ancestraux et les droits issus de traités des Premières Nations. »
- M. Ghislain Picard, chef de l'APNQL.
« Les commissaires à l’enfance sont une approche non partisane et fondée sur les données probantes pour améliorer le bien-être des enfants, notamment leur santé et leur sécurité, et pour réduire la pauvreté infantile. »
- Emily Gruenwoldt, présidente-directrice générale de Santé des enfants Canada.
« Les enfants ont des droits particuliers. La création d’un commissariat indépendant contribuerait grandement à assurer que leurs meilleurs intérêts sont protégés et qu’ils reçoivent le soutien nécessaire pour survivre et pour s’épanouir. »
- Sara Austin, présidente-directrice générale de Children First Canada.
« Oxfam-Québec accueille favorablement la création d’un poste de commissaire à la jeunesse au Canada, tel que recommandé par l’ONU depuis plusieurs années. Cette personne, dont les mandats sont d’envergure nationale, aura pour rôle de veiller à ce que le Canada respecte ses engagements et s’acquitte de ses responsabilité, conformément aux deux conventions signées, et ce, afin de protéger les jeunes filles et garçons de l’ensemble du Canada et leur permettre d’accéder, peu importe leur origine, à des conditions de vie dignes et satisfaisantes, dans le respect de leurs droits. Cette fonction est particulièrement pertinente pour les jeunes filles et garçons issus des communautés autochtones, dont les droits relèvent du palier fédéral. Voilà pourquoi Oxfam-Québec, qui place la défense des droits et des libertés de la jeunesse au cœur de son action, salue avec enthousiasme ce projet de loi. »
- La directrice générale d’Oxfam-Québec, Denise Byrnes.