14 août 2019

Rappel des faits : les conservateurs prêts à contourner les règles pour leurs amis des entreprises

Andrew Scheer est trop proche des grandes entreprises pour parler franchement.
OTTAWA - Lorsqu'il s'agit de défendre les Canadiennes et les Canadiens et la primauté du droit contre les puissants intérêts des entreprises, il est clair qu'Andrew Scheer et les conservateurs choisiraient aussi leurs amis proches chez SNC-Lavalin.

  • Pas plus tard qu’en mai 2018, Andrew Scheer a rencontré Neil Bruce, PDG de SNC-Lavalin, pour discuter d’ententes de report des poursuites. (Toronto Star, le 10 février 2019)
  • À la suite de cette rencontre, Andrew Scheer ne s'est pas prononcé contre un accord secret en faveur de SNC-Lavalin : « Lorsqu'on lui a demandé si M. Scheer avait une position sur la question à savoir si SNC-Lavalin devrait obtenir un tel accord, Brock Harrison a simplement répondu que son chef est contre l'ingérence des politicien∙nes qui veulent abandonner des poursuites contre des entreprises accusées d’acte criminel ». (Toronto Star, le 10 février 2019)
  • En mars 2019, Andrew Scheer a continué d'éluder la question de ce qu'il ferait lorsque les entreprises enfreignent la loi, prétextant que les ententes de report des poursuites ne sont « pas le problème » qui l'inquiète dans le cas de l’affaire SNC-Lavalin. (Global News, le 23 mars 2019)
  • La réticence d’Andrew Scheer à s'attaquer aux entreprises qui enfreignent la loi n'est pas surprenante si l'on s'en tient au passé des conservateurs : en 2013, il a été révélé qu’au moins trois entreprises avaient obtenu des contrats fédéraux malgré une violation des politiques gouvernementales en matière d'intégrité (iPolitics, le 4 juin 2013) et en mai 2015, le président de SNC-Lavalin a avoué avoir entrepris des démarches pour obtenir un accord avec le gouvernement précédent afin d’éviter une longue procédure judiciaire au criminel. (Rapport Trudeau II, p. 11)

Toutefois, la convivialité entre les grandes entreprises et les conservateurs d’Andrew Scheer ne s'arrête pas là :

  • En avril 2019, les conservateurs se sont opposés à une motion du NPD contre l'influence des sociétés sur le gouvernement du Canada (crédit no 1299).
  • En avril 2019, Andrew Scheer a assisté à une séance de stratégie électorale d'une journée avec de riches dirigeant∙es du secteur pétrolier dans un centre de villégiature de luxe en Alberta plus tôt ce mois-là. (National Observer, le 26 avril 2019)
  • À l’instar des libéraux, les conservateurs ont reçu un maximum de dons d'au moins 20 président∙es et dirigeant∙es de riches entreprises l'an dernier. (CTV News, le 29 juillet 2019).
« Nous ne pouvons faire confiance ni à Justin Trudeau ni à Andrew Scheer pour tenir tête aux grandes entreprises. Tous deux sont capables de déplacer des montagnes pour aider les entreprises les plus riches au lieu d'aider les Canadiennes et Canadiens. Ensemble, le 21 octobre, nous avons la chance de faire le ménage à Ottawa et d'élire un gouvernement néo-démocrate qui travaillera pour les travailleurs et travailleuses, plutôt que pour les plus riches. »

Les néo-démocrates se sont engagé∙es à interdire officiellement aux entreprises faisant face à des poursuites criminelles de faire du lobbying auprès de représentant∙es élu∙es. Andrew Scheer et les conservateurs peuvent-ils en dire autant?