8 octobre 2018

Rapport du GIEC : il faut que les libéraux agissent, ça presse!

Le porte-parole du NPD en matière d’Environnement, Alexandre Boulerice, a fait la déclaration suivante :

« Le rapport déposé dimanche soir par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est sans équivoque : si aucun changement n’est fait, l’humanité perdra sa la lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre Justin Trudeau et sa ministre de l’Environnement Catherine McKenna nous font des beaux discours depuis trois ans, mais on sait déjà qu’à cause de leur inaction, le pays ne sera pas capable d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés en signant l’accord de Paris. Par leur approche fortement inadéquate, les libéraux contribuent à la déroute climatique de l’humanité.

La commissaire à l’environnement et au développement durable a plusieurs fois écorché les libéraux concernant leur bilan désastreux en matière de protection de l’environnement. L’OCDE leur a déjà servi plusieurs avertissements. Maintenant, c’est au tour de milliers de scientifiques et d’experts du monde entier de sonner l’alarme : si des transformations majeures ne sont pas effectuées rapidement, il ne sera plus possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius.

Je me demande ce que ça va prendre pour que les libéraux comprennent ce qui se passe. Selon le GIEC, le monde a besoin de réduire ses émissions de GES de 45% d’ici 2030, par rapport au niveau de 2010 et l’utilisation du pétrole devrait diminuer d’au moins 80%. Ce n’est clairement pas en achetant un pipeline comme Trans Mountain et en ouvrant la porte au retour d’Énergie Est que les libéraux vont réussir à régler la situation! Est-ce que faire plaisir à leurs amis de l’industrie pétrolière est plus important qu’essayer de sauver notre environnement? Quel type de planète veulent-ils laisser à leurs enfants?

Nous voyons déjà les impacts des changements climatiques au Canada : canicules de plus en plus longues, réfugiés climatiques, extinctions d’espèces, pertes de récoltes agricoles, inondations, feux de forêt, îlots de chaleurs, dérèglements de nos écosystèmes et autres évènements climatiques extrêmes. C’est simple, c’est notre combat le plus important et si Justin Trudeau a besoin d’idées pour enfin faire ce qu’il faut, ça me fera plaisir de m’asseoir avec lui et les experts canadiens pour lui en fournir. »