13 septembre 2013

Stephen Harper ferme le Parlement pour échapper à ses responsabilités

Les conservateurs veulent éviter de répondre aux questions concernant leurs scandales et leur mauvaise gestion

Alors que les scandales se multiplient, Stephen Harper proroge le Parlement pour la quatrième fois et ajoute un mois à la pause estivale. Il veut ainsi éviter de répondre aux questions concernant le scandale des dépenses au Sénat, le rôle qu’a joué son bureau dans le camouflage de ce scandale et la mauvaise gestion économique de son gouvernement.

« De nombreuses familles ont de la difficulté à joindre les deux bouts, et voilà que Stephen Harper proroge le Parlement parce qu’il a peur d’être interrogé sur l’économie ou sur son implication dans le scandale des dépenses au Sénat », a souligné le chef du NPD, Thomas Mulcair.

« Les Canadiens méritent mieux. Le NPD est prêt à tenir tête aux conservateurs cet automne et à obtenir des résultats concrets pour les Canadiens », a-t-il ajouté.

La prorogation d’aujourd’hui est contraire à la volonté de la Chambre des communes. En mars 2010, la Chambre a en effet adopté une motion de Jack Layton demandant au premier ministre d’obtenir l’assentiment du Parlement pour toute prorogation de plus d’une semaine.

« Stephen Harper établit de nouveaux records de prorogation, en plus de fuir ses responsabilités. Il devrait cesser de se cacher, rappeler le Parlement dès maintenant et répondre aux questions des représentants du peuple », a déclaré Thomas Mulcair.

Depuis qu’il est devenu premier ministre, Stephen Harper a prorogé le Parlement pendant 181 jours – un record. Jean Chrétien avait prorogé le Parlement pour 145 jours, afin d’éviter les questions concernant le scandale des commandites. Les prorogations de Brian Mulroney ont duré 68 jours en tout.

Le NPD organisera une conférence de presse lundi afin de présenter son plan pour la prorogation.